Ibid., p. 631 ; voir 33° Circulaire (1881), p
4. Voir: P. Giuber, Aug. Comte, fondateur du positivisme, fa vie et sa doctrine; nn°* 83, 84.
à ces fonds positivistes, subsistent encore aujourd'iiui pour ses disciples. On s'en convaincra en lisant la récente Circulaire de l'Ecole (novembre 4890). Jl y est dit dans une note : « Les frais de cet enseignement (entièrement gratuit, et dont le but est de mettre à la portée de toutes les classes de la société les résultats généraux de l'évolution intellectuelle et morale de l'Humanité, coordonnés au point de vue humain ou subjectif), étant supportés exclusivement par des souscriptions volontaires, il est du devoir de quiconque accepte les principaux points de vue du Positivisme et reconnaît l'utilité sociale de sa propagande, de participer au subside institué par A. Comte pour subvenir aux dépenses d'un pareil enseignement et dont le minimum a été fixé par lui à un centime par jour, c'est-à-dire 3 fr. 63 par an » *.
En 1888, le résumé des souscriptions au subside sacerdotal donne : 123 souscriptions françaises et 83 souscriptions occidentales (dues à des étrangers). Le total s'élève à 9.207 fr. 23. Jusqu'à cette date (1888) le subside avait reçu, depuis sa fondation en 1848, la somme de 308,473 fr. ^.
« Cours systérricLtique » de Laffitte.
Dans son exposé « systématique » Laffitte s'attachant à la théorie émise par Aug Comte vers
i. Programme du Cours de Laffitte pour 1890-91. 2. 4/e Circulaire (1889), pp. 1, H.
no LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'à. COMTE
la fin de sa vie, divise toute la philosophie en « philosophie première » , « philosophie seconde » et « philosophie troisième ».
45. — Philosophie première, seconde et troisième. — La philosophie « première » et la pliilosophie « seconde » comprennent la « coordination scientifique » de la raison abstraite ; tandis que la philosophie « troisième » est la « coordination scientifique » de la raison concrète. La raison abstraite et la raison concrète, que Laffitte désigne toutes les deux sous le nom de raison théorique, doivent être subordonnées à la raison pratique, aussi bien sous le rapport du point de départ que sous le rapport du but. La philosophie première a pour objet les lois les plus générales de la raison et du monde, ou « l'ensemble des lois générales abstraites indépendantes de la nature des phénomènes », les lois communes à tous les ordres de phénomènes.
Telle est la définition de la philosophie « première », d'après Laffitte '. On trouvera d'autres éclaircissements à ce sujet dans le Catéchisme positiviste (2*= édit., p. 383), et dans le livre de Robinet, [Notice, etc. pp. 256 et suiv.). — Quant aux idées d'Aug. Comte sur ce point — idées qui ne laissent pas de présenter quelques variantes — elles sont indiquées dans le Cours de philosophie positive (vi, 793 et suiv. [682]), dans le Traité élémentaire de géométrie analytique (chap, n, p. 58), et surtout dans le Système