i8^ Circulaire (1866), pp. 4 et suiv
146 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES dV. COMTE
Il faut donc tendre au maintien du slatu quo. Quant à la question algérienne, les positivistes sont d'avis que la France renonce à Alger*. Durant la guerre franco-allemande, Robinet condamnait vivement « la conduite inspirée aux allemands par la passion, dans le bombardement de Paris, la capitale de la foi républicaine en Occident» -. Le D' Sémérie et la « Société positiviste » manifestaient dans le même sens 3. Le 26 août 1877, les positivistes parisiens profitèrent de la présence de Midhat Pacha à Paris pour lui faire parvenir une Adresse sympathique: ils s'y prononçaient pour le statu quo et contre les tendances conquérantes de la Russie*. A propos même de l'intervention de la France en Tunisie, Laffitte, conformément à la Politique d'Aug. Comte, se déclarait pour le statu quo^. Il signale deux nouveaux éléments perturbateurs de la politique planétaire: l'unité de TAUemagne, l'unité de l'Italie *5.
61. — Politique intérieure. — La « Société positiviste » ne s'est pas épargné les appels, les pétitions, les protestations dans les questions de
■1. 21'> Circulaire (1869), p. \.
2. Proclamations affichées les 16 septembre et 3 octobre 1870.
3. Lettre de la Société pos . au général Trochu, gouverneur de Paris. Moïse 83 [187 1).
4. Cette Adresse et la Réponse de Midhat Pacha ont paru en une brochure à part: Question d'Orient^ Adresse des posilicistes à Midhat Pacha. Paris, Ilitti ; 1877.