‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 299 sur 320 · DE LA LOGIQUE · texte numérisé non relu

DE LA LOGIQUE

Deux manières d'atteindre la vérité, l'une synthétique, l'autre analytique.

— Deux espèces d'éridence correspondantes. — Aucune ne détruit l'autre ni ne dispense de Tautre. — Le bon sens est l'ensemble des vérités admises universellement. — Mais son autorité ne repose pas sur le consentement universel. — C'est la raison indiriduelle qui constate et découvre ces vérités.

— La croyance universelle n'est qu'un guide et un contrôle. — Les vérités de bon sens étant pratiquement primitives, doivent reposer sur leur propre évidence. — Caractère de l'évidence spéciale du bon sens. — Elle est ferme et pratique. — Elle est accompagnée d*une certaine obscurité. — Elle est formulée en termes inexacts. — Autre espèce d'évidence, celle de la logique.

— Son objet abstrait est simpliGé, son mérite est la clarté.— Son défaut, en philosophie, c'est qu'elle s'applique à des idées subtiles et à des termes dont le sens, non contrôlé par les faits, peut varier insensiblement. — Union nécessaire des deux procédés. — Le bon sens prononce comme un juré. — La logique comme un juge, dans les formes et sur pièces.— Les deux témoignages de la même intelligence se contrôlent et se complètent l'un l'autre.

— Objection sceptique. — Inconséquence du scepticisme partiel. — Absurdité du scepticisme absolu. — Stérilité de la discussion avec les sceptiques, ti

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