Chapitre IX. — Théorie générale de la perception extérieure
I. — Principes généraux. — ^"principe: La perception consbte dans l'interprétation de certains signes sensibles. — Toute perception contient un élément subjectif et un élément objectif. — 2* prinaipe : les sens ont deux fonctions, celle d'avertir et celle de percevoir distinctement. -> En tant qu'ils avertissent, ils nous posent des problèmes. — En tant qu'ils perçoivent, ils les résolvent. — Dans la première fonction l'homme est primitivement passif, puis il réagit. — Dans la seconde fonction , l'homme est primitivement actif.— Application aux diff'érents sens. ^ 3« principe : les éléments sensibles sont tels et localisés de telle manière qu'ils remplissent leur fonction le mieux possible.— 4*' corollaire : les signes doivent être, si cela est possible, localisés en apparence, au lieu où se trouve l'objet signifié. — S* coroiiotre: les signes clairs et apparents doivent se confondre avec l'objet. — 3* coroikdre : lorsqu'il est impossible que les signes se confondent avec l'objet, ils doivent être obscurs et s'effacer en présence de la notion de l'objet. — ^Explication au moyen de ces principes des illusions naturelles des sens. 47S
TABLE ANALYTIQUE DES MATrËRES. !>5&
II. — Éducation progressive des sens, — Loi générale de la aatura liumaino. — L'homme doit tout apprendre. — VériQcation eipêrimectale^
l'aveugle de Chcsciden. — La naluce ne faiL que l'indispensable. — L développement progressif da nos foooltés est simultané. — C'est en appM quant nos facultés que nous les életons. — Lo monde extérieur réel i nécessaire pour cette éducation. , iSt
ni. — Bôle de l'induction inconsciente, de l'habitude et de l'exercico dans cette interprétation. — Différence entre l'induction inconsciente et l'induction scientifique. — Cas où l'induction inconsciente change de nature et devient une simple habitude ou un eiercice des sens. iH
IV.— Nécessité d'éléments innés. — 11 faut des organes innés. — Ilfaut deS instincts qui commencent ce que l'habitude continuera. — Exemples de la nécessité des instincts, — 11 faut des traductions primitives et spontanées de certains signes. i86
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I. — Les organes. ;— Description rapide, — Les deux sj'stèmes de nerb, nerfs tactiles et nerfs spéciaux. — Indépendance des deux systèmes. — De cette disposition résulte lu possibilité de localiser les signes au dehors de nouSi
— Les instincts. — L'instinct d'association d'idées. — L'instinct de curiosité.
— L'instinct d'unité et d'adaptation. — Les notions objectives primitives. — Nécessité de ces notions. — Leur petit nombre probable. -Traduction spontanée des sensations cutanée et musculaire. — Comment l'interpréta tion générale peut se faire.— Comparaison avec l'ioterprétation des hiéroglyphes d'Ég}'pte. — Voyage de l'homme à la découverte du monde, son navire , sa boussole, son point d'appui. i90
n, — L'enfant dans les bras de sa mère, véritable philosophe sensualiste. — II éprouve les phénomènes de l'inconnu. — Premières notions de métaphysique. — L'enfant qui connaît sa méro n'est plus scnsualiste. — Première eipérience, le tact, la vue et l'ouïe réunis. — L'accord ne peut se faire que eut un objet extérieur. — Rôle des trois instincts. — Orientation dans l'espace. — L'origine naturelle des coordonnées. — L'image renversée de la rétine n'empêche pas la vision droite. — Explication de la localbation des sensations internes. — A la fin de cette éducation, les il^nM seront localisés et interprétés, conformément aux principes exposés plus haut. — C'est eu connaissant le monde extérieur que nous développons nos facullés.
— Fausseté de la théorie de l'hallucination. — Les illusions naturelles ne sont pas complètes. .— Après l'éducation des organes commence l'étude scientifique du monde. — Ressources que l'homme possède pour cette nouvelle recherche de la vérité. i99
Chapitrr XI. — La
;nt et le ïonde réel
I. — Résultat des travaux scientifiques modernes. —Réduction de toutes les »asu & des vibrations, de tous les phénomènes réels à des mouvements.
— Ce sont des mouvements réels et physiques. — Us supposent des mobite réels qui sont de vraies substances. — La poussière des atomes est léella at indestructible comme celle du diamant.
I. — Contraste entre la première apparence du monde et sa réalité scientifique. — Variété des phénomènes apparents. — Uniformité de lev cause. — Le monde contemplé par la raison sans user des seus. — ^ €^ n'ait point une hypothèse absurde. — Résultats étranges. 6lf
n. — La singularité de ces résultats n*ébranle pas la doctrine scientifique. — Elle n'ébranle pas la véracité du bon sens. — Au contraire, elle démontia qu'il y a une différence profonde entre la réalité et l'apparence et qne la science connaît les réalités. — Solution de la question des nouménes, — La science marche nonobstant le raisonnement des philosophes. — La réalité a été découverte par la perception du tact. — Les derniers résultats de la science semblables aux premières notions vulgaires. 543
m. — Nécessité pour compléter cette théorie de faire intervenir la notion de finalité. — Adaptation admirable des signes sensibles aux besoins da rhomme. — Les sensations, signes abréviatifs des phénomènes. ^~ Nécessité de ces signes pour la science. — Les étiquettes posées par la nature. 547
TV. ^ Rôle supérieur des signes sensibles. — Us manifestent l'idéaL '— Ils ont une signification supra-sensible. ^ Par rapport à ces beautés supérieures, le monde réel , le monde des atomes n'est plus qu'un instrument — > Il est l'alphabet matériel de la langue des images, le cadre et la toilada tableau de la nature. ^ Le monde extérieur et les êtres organisés et intelligents se complètent naturellement.— Ce que le monde fournit à Thomma, ce que l'homme prête au monde. — C'est de leur union que naissent lef couleurs, l'harmonie des sons, la beauté de la science, de l'art et de la poésie. 510
Note 1 sur la théorie scientifique des atomes. 5SI
Note II sur Remploi des résultats scientifiques pour réfuter le système de Kant. 5S5
OUVRAGE DU MÊME AUTEURi^
eomrêncâs sur ta Vis samauintta ^
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l9S PhUOSOfihBS et ta PMtOSOfihlO, Nuuw. b>M*tun /f JMMm, I
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Essai (te PMtesoptiia ciassi^ae, v" i'aiiW' Cahimmu.
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