‹ Le postillon de Lonjumeau opéracomique en trois actesChapitre 17 sur 46 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

BIJU, Paysans, Paysannes, nccow ant avec des lanternes et en déshabillés de nuil y puis MADELAINE.

CHOEUR

Ponrquoi ces cris et ce tapage ?

Nous venons mettre le holfi !

Eh quoi ! dans le nouveau ménage On se disputerait déjà?

madelaine, entrant par la gauche.

Mon mari ! je veux mon mari !..

BIJU.

Puisqu'on vous dit qu'il est parti !

MADELAINE

Mais il va revenir, j'espère ?

BIJU.

Jamais... sachez tout le mystère :

On veut en faire un beau chanteur...

Il va devenir grand seigneur.

MADEI.AINE.

Ah! c'est affreux ! ah ! c'est infâme j Abandonner ainsi sa femme Le premier jour de notre hymen!

Comprenez-vous tout mon chagrin ?

BIJU.

Écoutez...

(On entend dans le lointain lu voix de Chape— lou répéter le refrain de la ronde.)

Oh! oh! oh ! qu’il était beau Le postillon de l^injumeau !

TOUS

Ah ! c’est affreux ! ah ! c'est infâme !

Abandonner ainsi sa femme !

MADELAINE

Ah ! loin d'un ingrat qui m’offense Et qui méprisé nos amours,

Chc» ma tante, à l'Ile-de-France,

Je veux aller finir mes jours.

biju , à part.

Ah ! pour lui quelle heureuse chance !

Je veux partager son destin ;

A la fortune je m'élance ,

Et je partirai dès demain.

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