SCENE II
LEMARQUIS, ALCINDOR, BOURDON,
portant un paquet sous son bras et entrant
par le fond.
ALCINDOR. Saint-Phar... Saint-Pliar !..
où est-tu donc, Saint-Phar?.. nous te cher* clions partout.., A li! vous voilà, monsieur le marquis... {A Bourdon. ) Allons, Pauii, vite à ta toilette...
LE n\RQUis. Eli! c’est inutile... madame de Latour sait tout.
A1.C1NDOR , étonné. Elle sait tout?
le marquis. Loin de se fâcher, elle pardonne à Saint-Phar... et ils se marient.
AiClNDon, rivement. Sans prêtre?.,
LF. marquis. Rose en a amené un véritaule... ils sont dans la chapelle, ei Saint- Phar s’engage pour la vie... sans s’en douter. . .
ALCINDOR, bouleversé. Comuieni!.. Saint- Phar ne sait pas que c’est un véritable...
Courons empocher. ..
LE marquis. D’où vient cct effroi?
ALCINDOR. Mais Saini-Phar est marié!.
Madelaitie sa femme vit encore !.. il en a reçu mie lettre aujourd'hui même.
le UMiQUiS , aven joie . Il serait uossibit!
alcindor . M. le marquis, courons vite...
( On entend la cloche de la chapelle.) II n’est plus temps... le crime est consomme !..
LE MARQUIS. Ah ! je serai vengé ! Coquin de Saint-Phar , lu seras pendu !.. et vous aussi qui êtes ses complices...
ALCiNDon. Que faire ?.. mon Dieu !..
que faire ?..
LE marquis , a part. Comment les re* tenir ? ( Fiappc d'une idée. ) Ah ! j’ai pitié de vous. {Désignant la petite porte à droite.) Entrez dans cette galerie... vous trouverez une porte qui vous conduira dans la campagne.
Ai.ciNDon , à Bourdon, Viens ! vien vite, Bourdon.
( lia entrent dans le cabinet à droite.)
I.E MARQUIS, fermant sur eux la porte, et mettant les verroux. Vivat! en voilà déjà deux de pris! sortez de là, si vous pouvez; mainiinaiit , courons chercher la maréchaussée... ne laissons rien paraître.
( Il va pour sortir jwr K* fond et sc rencontic avec la noce qui entre. )
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