‹ Le postillon de Lonjumeau opéracomique en trois actesChapitre 42 sur 46 · SCENE VIU · texte numérisé non relu

SCENE VIU

SAINT-PHAR, JMADELAINE, j élue en paysanne , comme an premier acte. Elle entie par ta droite et prend 1rs deux flambeaux qui sont sur la lubie à gauche , comme polir éclairer Saint-Phar en te conduisant .

MADELAINE , avec le ton paysan. M’sieur le marié , ma maîtresse m’a dit de vous dire...

SAINT-PHAR , la regardant. Madclainc !.!

madklaine , laissant tomber les flambeaux. Chapelou !!! ( N uil complété.') C’est

LE POSTILLON DE LONttJMEAU 21

donc loi qu’et le marie ! Pas content de |ilanl(T là u première femme, l’cn cpottse une autre.

s aint-piiar , à voix basse. Voyons, Maddaïue, ne crie pas, je vais t’expliquer...

MADELAINE , feignant île pleurer. Qui m’aurait dit qu’en entrant ce matin ici en qualité île domestique, je te trouverais en train d’épouser... Mais ça ne se passera pas comme ça !.. je vais aller chercher la justice !

8AINT-PHAR , tremblant. Chut!.. Madeleine, si tu m’aimes encore, ne crie pas...

UtDEL.MNB.Si! si! il y a assez longtemps que je pleure ! maintenant je veux crier.

8aint-phar. Voyons., est-ce que je ne suis plus ton petit Lhapelou , que tu aimais tant ?

MADELAINE , criant toujours. V’ià que tu me câlines i présent, mais ça ne prend plus.

saint-pii ar , Plus bas! plus bas!., songe doue que je suis perdu si l’on découvre...

madelaine. C’est ça ! je vas te laisser avec ta nouvelle épouse... je te chéris trop pour ça !.. j’aime encore mieux que tu sois pendu !.. et tu le seras !

saint -piTAn , à part. Ah ! mon Dieu !

l’autre qui peut entendre !... (Haut.) Voyous, Madelaine, écoute... je reconnais lues torts... je suis un misérable !.. mais •c te donne ma parole d’honneur que demain je voulais aller te rejoindre pour ne plus te quitter ma vie entière...

madelaine. Tu veux encore te gausser de moi ! tu l’aimes trop ta madame de Latour !

saint-puar. Moi, jel’aime...unefemme i prétentions, sans esprit , sans grâces...

Elle u'aVait qu’une chose pour elle... c’est qu’elle te ressemblait... mais , du reste, je ne peux pas la souffrir...

madelaine. C’est pas vrai , tu l’adores I ( Feignant de pleurer. ) Ah ! ah ! ah !

8AINT-PHAR , épouvanté. Chut!., chut!..

MADELAINE passe du cité opposé, change tout-à-coup de voix , et reprend celle de madame de Latour. Quel est donc ce bruit ?.. on se dispute ici?

8AINT-PHAR, « part. L’autre à présent ! . .

je voudrais être à cent pieds sous terre !..

MADELAINE ( M“* de Latour. ) Pas de lumière 1 Est-ce vous , Saint-I’hsr ?

SUNT-PDAR. Je crois que oui , madame.

MADELAINE ( fl/“* île Latour. ) Mai*n’étes-vous pas avec quelqu’un ?

SAiNT-PHAu. Non , non , je ne crois pas.

MADELAINE. C’est moi... je l’ons retrouvé... je ne le quitte plus.

SAINT-PUAR, allant à Madelaine. Madclaine, je l’en conjuré, tais-toi.

MADELAINE ( A?™* de Latour. ) C’est ma nouvelle domestique!., que faites-vous ici, Madelaine ?

madelaine. Ce que je faisons? je veux

pas qu’il reste ici...

MADELAINE ( M m ‘ de Latour.) Et pourquoi cela , Madelaine ?

MADELAINE. Pan e que je suis sa femme aussi... l’ancienne... je suis la première inscrite... j’ai mon contrat dans la poche.

madelaine ( M m ' de l.n'our. } Ciel! estil possible !

saint-puar, ii port. Allons, voilà que ça va commencer !..

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