SCÈNE TROISIÈME
MADAME DE VERLIÈRE.
Je ne vous renvoie pas... au contraire.
Votre triomphe serait-il incomplet si je n’y assistais pas?
MADAME DE VERLIERE.
Mon triomphe!... Oui, je devrais être au comble de mes vœux, et pourtant... je suis presque triste.
Une grande joie est aussi accablante, dit-on, qu’une grande douleur.
MADAME DE VERLIÈRE.
Non, ce n’est pas cela; c’est... c’est votre faute.
LANCY
A moi?
MADAME DE VlîRLIÈRE.
Tout ce que vous m’avez dit sur M. de Mauléon me revient et me trouble.
LANCY
Parblou! madame, j’en suis plus troublé que vous. Quand vous ôtes rentrée, j’étais en train de faire mon examen de conscience et de me reprocher la légèreté de mes accusations.
MADAME DE VERLIÈRE.
Vraiment? Alors, remettez-moi l’esprit; vous me rendrez un vrai service. Asseyez-vous. (Lancy s’assied sur une chaise de l’autre côté de la cheminée, tournant à moitié le dos au public.) Je fais trop de
cas de vous pour estimer en toute sécurité un homme qui n’aurait pas toute votre estime.
LANCY, d’un ton résigné.
Je n’ai aucune raison de la refuser à M. de Mauléon.
LE POST-SCRIPTUM
Je respire. Ainsi ce mariage dans l’Inde...?