CRESSON DE PARA
pressées entre les mâchoires ont la répulalion de guérir assez souvent les maux de dents les plus insupportables. C'est un antiscorbutique 1res énergique, et 1res estimé dans les régions tropicales, où il remplace avantageusement le Cochléaria qui n'y croîtrait pas. Il entre dans la composition de plusieurs dentifrices. Rousseau, Histoire naturelle et médicale du Cresson de Para, 1825, a fait ressortir les mérites de cette plante, dont la culture est extrêmement facile, même sous notre climat.
La saveur poivrée et brûlante du Cresson de Para le fait rechercher comme condiment dans les pays chauds. On l'emploie en petite quantité et bien haché, associé aux salades.
Le R. P. Camboué nous en a envoyé des graines de Madagascar, avec la note suivante :
« Anamalahobé, légume très goûté à Tananarive; vient bien dans les environs de la capitale, où il estcultivé en assez grande quantité. »
Nous ne pouvons recommander le Cresson de Para comme légume en Europe où nous possédons le Cresson de fontaine^ qui joui^t des mêmes propriétés et dont la saveur est mieux adaptée à notre palais. Il n'en est pas de même pour les régions tropicales, où le manque de légumes frais est à peu près absolu et où les antiscorbutiques sont nécessaires. C est la raison pour laquelle sont recherchées sous le nom de Cressons, certaines plantes, qui, cultivées en Europe, nous paraîtraient sans utilité et au nombre desquelles on peut citer :
Lepidium ckileme Desf., Chili.
— Piscidium Forst (L. oleraceum Ait.), Océanie.
— virginicum L., Amer. sept.
Senebiera pinnatifida DC, Régions subtropicales tempérées. Europe, Amérique, Océanie.
Nasturtium indtcum DC, Inde.
Gijnandropsis pentaphylla DC, Asie, Afrique et Amérique tropicales.
Fig. 26. — Gynandropsis pentaphylla DC.
Celle dernière plante, qui appartient à la famille des Capparidées, nous a été envoyée en 1897, par M. le baron d'Yvoire, sous le nom de Momendu Ajoouo
CROSNE 14ÎV
SOUS lequel il l'avait lui-même reçue d'un missionnaire résidant dans la région du Lac Nyassa (Afrique), avec la mention : « Crucifère dont les jeunes pousses sont préparées' et mangées comme Epinards ». Dans les Antilles françaises cette plante entre dans la composition du mets fameux, le Calalou\ on la désigne sous le nom de Mougambi. Elle e4 annuelle et peut être cultivée sans difficulté sous noire climat.
GKOSNE
ÉPIAIRE A CHAPELETS
Kan-Iu, Tsaoche tsan ; Tignou tzé. Chine.
Tsyo rogi, Choro-gi, Daima gikn, Daima gik. Japon.
Stachys AFFiNisBnge., Enum. pi. chin., n^ 289; S. Sieboldi Miq., Prol. FI. Jap., p. 44; 5. tuberifera Ndn., Bull. Soc. d'AccL, 1887, p. 394.
Fam. des Labiées
S]rnoDymes : Anglais : Chinese Arlichoke; alleman I : Knoîlenziest; italien : Tuberina{\).