MELON BELLE ANGEVINE — MELON CHAYOTE
: . MELON BELLE ÂN6EVINE
CucuMis Melo L., var.
Fruits pirirormes, de couleur verte, pointillés de jaune, marqués de raies longitudioales d'un verl plus foncé que Técorce. Longueur, 0",15; circonférence au point le plus développj'^, 0™,29.
Ce Melon, dont les graines ont été envoyées de Chine à M. A. Geoffroy Saint-Hilaire par M. E. Bretschneider, a le forme et la couleur d'une grosse Poire. Son écorce est très mince; sa chair est verte, juteuse, fondante et parfumée; mais il a le défaut de tous ses congénères chinois et japonais : il manque de sucre. Il faut donc le cueillir bien mûr, le servir au dessert et ne le manger que largement saupoudré de sucre. Nous ne répéterons pas ici ce que nous disons au sujet du Melon Chayote. Comme celui-ci, le Melon Belle Angevine est une plante d'amateur, inférieure aux variétés que nous cultivons.
MELON GHATOTE Gucnos Melo L., var.
Para, des Cucurbitacées.
Fruit petit, piiiforme, à écorce lisse, couleur vert pomme, divisé en dix côtes à peine indiquées par des
lignes d'un vert plus foncé que Técorce. Longueur, 0",16; circonrérence du côlé du pédoncule, O^jîO; du côté de Tombilic, 0",27. Poids, 370 grammes. Écorce très mince ; chair épaisse, blanche, parfumée, juteuse et très fondante.
Ce Melon esl Tun des meilleurs que nous ayons reçus de rextrôme Orient. Les graines ont été adressées à M. A. Geoffroy Saint-Hilaire par M. le D' E. Bretschneider, sans mention particulière. Cultivé sous châssis, il nous a donné successivement une dizaine de ruits, sur lesquels nous ferons connaître noire opinion.
Ces Melons de la Chine et du Japon ont une saveur spéciale, qui ne peut en aucune façon être assimilée à celle des Melons cultivés en Europe. On ne les accepterait pas en France, après le potage, comme les Cantaloups, les Sucrins, etc. On ne peut, selon nous, les manger qu'au dessert.
11 faut cueillir le Melon Chayole très mûr et ne le manger que lorsqu'il est un peu amolli par la maturité et qu'il cède sous la pression du doigt. C'est alors qu*au dessert, après l'avoir pelé comme une Poire et coupé en deux ou quatre parties, on le mange, abondamment saupoudré de sucre. Ainsi présenté, il paratt bon à beaucoup de personnes; mais on doit le considérer comme un fruit à part, oublier qu'il se nomme Melon et ne pas vouloir k tout prix, comme on le fait communément, qu'il ressemble à ce que nous possédons déjà.
Les Melons d'Orient se prêtent à la confiserie mieux que les nôtres, qui sont aqueux. Malgré tout, sauf peutêtre le Shiro uri du Japon, ce sont des plantes d'amateur qui exigent autant de soins que les plus beaux Cantaloups. Ils ne seront donc pas généralement cultivés.
MBLON DB NOUMÉA 0(1 DE LA DUMBÉA 393
La singularité de leur forme provoquera peut-êlre des essais d'hybridation.