‹ Le pourboire; comédie en un acteChapitre 16 sur 36 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ETIENNE

Enfin, puisque cela n'est pas?

POUPART

Cela pourrait-être. (7/ regarde sa montre).

Vous êtes pressé ? '

POUPART, soupirant.

Enormément, et puis. . . j'ai ces dépêches.

LUC

Si c'est urgent et sérieux.

POUPART

Monsieur, on ne doit pas confier ce qui est urgent et sérieux à l'aléa télégraphique. On met ces choses là dans une lettre recommandée que l'on porte soi-même chez le destinataire.

ETIENNE, souriant.

Maintenant que je réflécliis, c'est pourtant vrai. Télégraphiste ! C'est un emploi déjeune homme cela? Et vous.,, vous pourriez presqu'avoir la retraite?

POUPART

Hélas non 1

ETIENNE

Vous avez près de cinquante ans ?

POU PART

Combien dites-vous V

LUC

Cinquante. ^

POUPART

J'ai six moig.

ETIENNE, éc/a/an/ de rive.

Farceur ! Vous avez marché de bonne lieure alors ?

POUPART, naïvement.

Depuis le premier jour.

ETIENNE

Allons, c'est assez plaisanté comme ça. .Te ne veux pas vous mettre à la porte. . .

POUPART

Monsieur, je ne ])laisante pas. Je ne compte dans l'administration que depuis six mois seulement et je porte les dépêches depuis le jour de mon arrivée.

LUC

Ah bien ! Expliquez-vous alors.

POUPART

Vous ne m'en laissez jamais le temps. Faut vous dire que j'ai débuté au télégraphe à douze ans, mais...

ETIENNE

Nous vous faisons grâce du reste.

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