SCÈNE VIII . POUPART, LE TÉLÉGRAPHISTE
LE TÉLÉGRAPHISTE
Monsieur Goden, s'il vous plaît?
POUPART, à part.
Aïe I Un concurrent.
LE TÉLÉGRAPHISTE
Tiens, vous êtes là, Monsieur Poupart?
POUPART
Oui, mon petit, oui, oui. (A part). Si par hasard c'était la sienne, la dépêche au pourboire ?
LE TÉLÉGRAPHISTE, luie dépêche à la main. Il n'y a personne ici ?
POUPART, vivement.
Non! Non ! C'est-à-dire... Si. Seulement ils sont très occupés, et ils m'ont prié d'attendre à leur place. Tu peux me la donner la dépêche. (// avance la main).
LE TÉLÉGRAPHISTE, sc reculant.
A vous ? Ren, et mon pourboire ?
POUPART, à part.
C'est vrai. (Sortant de sa poche la pièce de cinq sous). Tiens. -
LK TKLKORAPHISTK, JOyCUX.
Cinq sous, chouette ! On vous les a donnés pour moi ?
POUPART
Juste. (A pari). Il est content, dire que s'il savait
LE TÉLÉGRAPHISTE
Au revoir Monsieur Poupart! Je file. (// sort en coaranty.
POUPART, les larmes aux yeux.
Pauvre enfant. Je viens peut-être de loi voler mille francs. J'ai déjà le cœur déchire parles remords. Décidément, U est bien difficile d'être un grand criminel. Maintenant, il faVit que je reste jusqu'au pourboire, quand je devrais perdre mon emploi.