SCÈNE XV
POUPART, ETIENNE, LUC
POUPART, revient machnré de charbon.
Qu'est-ce qu'il y a pour votre service ?
ETIENNE
Oh!
LUC
Eh ben ! vous en avez une bouillotte !
l'OUPART
Oh ! oui. (A Etienne.) C'est votre animal de domestique qui dans sa précipitation s'est trompé de porte. Où je croyais trouver du vin, j'ai trouvé du charbon.
ETIENNE
Pauvre monsieur. Aussi pourquoi l'avez-vous suivi ?
POUPART
Pour vous rendre service.
LUC, à part.
Je me sens plus rassuré maintenant que le télégraphiste est là. '
SCKNE XV 41
ETIENNE, à Poiipart.
Vous tenez donc beaucoup à nous rendre service ?
pouPART, regardant au dehors.
Plus que vous ne pouvez le croire.
ETIENNE
Et bien, cela vous est foi't possible sans que vous ayez à vous plonger dans le charbon.
POUPART
Dîtes comment? Mon bras vous appartient.
ETIENNE, lentement.
Je tiens à ne pas vous perdre de vue.
POUPART, outré.
Vous vous défiez de moi?
Non, mais il vaut mieux que nous puissions. . .
ETIENNE
Échanger un regard de temps en temps.
POUPART, à part.
Ah, je comprends. Alors, que dois-je faire?
ETIENNE, remontant jusqu'à la porte.
Tenez, voyez-vous, ce gros tas de bois, là, à gauche, sous le petit hangar?
42 LE POUHBOIUE
TOTIPART
Je ne vois que lui.
ÉTIKNNE
Soyez assez aimable pour le transporter à droite au soleil, ça le séchera. «
POUPART
Et s'il pleut ?
ETIENNE
Ça le mouillera. Il brûlera plus lentement et cela fera une petite économie.
POUPART
C'est logique.
LUC
Ne manquez pas de nous dire un mot chaque fois que vous passerez devant la porte.
POUPART, fausse sortie.
Comptez sur moi. (A part.) Enfin, j'ai trouvé le système pour attendre mon pourboire. Seulement, j'ai ces dépêches, oh ! ces dépêches ! (// sort).