‹ Le pourboire; comédie en un acteChapitre 32 sur 36 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

mieux mais, dans un moment, je vous jure que je n'aurai pas volé mon verre de vin. (// disparaît.)

ETIENNE

Digne homme, il se dévoue pour mon salut.

LUC

Pour le mien.

ETIENNE

Oui, nous lui verserons à boire.

LUC, illuminé.

Oh!

ETIENNE

Quoi?

J'ai compris.

ETIENNE

Peut-on savoir ce que tu as compris ?

LUC

C'est lui qui voiis a dit que j'étais en train de devenir un assassin.

ETIENNE

Et ensuite V

LUC

C'est lui qui m'a dit que vous étiez en train de deve-

nir fou. Je vois son plan. Ah ! c'est que je ne suis pas une bûche, moi.

POUPART, passe, baigné de sueur.

Pas une bûche, vous dîtes. Cela fait cent vingt-trois que je transpoi'te, je n'ai plus pour un sou de salive dans la poche. (// disparait). *

ETIENNE

Quel est-il son plan ?

LUC

Mais il veut se faire retenir ici jusqu'à l'arrivée de Monsieur Godon, parbleu ! pour encaisser le royal pourboire promis par votre père au porteur de la bonne nouvelle.

KTIRNNE

Tu en es bien sûr V

LUC

Évidemment. Voj'ons, sans cela, feràit-il pour nos beaux yeux cette insupportable corvée ?

ETIENNE

Certes non. Luc. mon ami, pardonne-moi de l'avoir .soupçonné.

LUC, ému.

Je me suis bien méfié de vous.

ÉTIENNK

Dans mes bras. (Ils se tnivbenl muluellement dans les bras).

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