‹ Le pourboire; comédie en un acteChapitre 36 sur 36 · I.E TÉLÉGRAPHISTE · texte numérisé non relu

I.E TÉLÉGRAPHISTE

Mille francs !

POUPART, désolé.

J'ai porté du bois, inventé un crime en préparation, j'ai sué, j'ai soufl'ert, j'ai poireauté. J'ai de la terre sur la tunique, du charbon au visage, et une paire de gifles pour tout bénérice. C'est trop! C'est trop !

GODOX, (lonnanl tin billet de mille francs au petit télégraphiste

Tiens, mon petit.

LE TÉLÉGRAPHISTE

Merci, monsieur. (A Poupart.) Monsieur Poupart, puisque c'est nous deux qiji portons les dépêches voulez-vous me permettre de partager avec vous?

POUPART

Les remords I Les remords !

GODON, au télégraphiste

Mon petit, ta gentillesse mérite une récompense. Lorsqu'on bénéficie d'une aubaine comme celle qui nous tombe aujourd'hui, on peut se montrer généreux. Garde tes mille francs et vous {A Poupard.) Prenez ceux-ci. (// lui donne'un autre billet.)

POUPART

Oh ! merci, monsieur.

GODON

Et maintenant soyons tout à la joie. (Aux lélé(jraphistes.) Vous nous restez à déjeuner?

POUPART

Je regrette de ne pouvoir accepter, monsieur. J'ai des dépêches à porter.

ETIENNE

Pressez-vous, voyons. Vous portez peut-être à quelqu'un l'annonce d'un nouveau gros lot gagné.

LUC

Ça peut vous faire encore mille francs de pourboire.

POUPART, sorl lentemenl.

Oui ! Oui !

GODON

Vous allez lentement, à quoi pensez-vous?

POUPART

Je pense que si je porte des nouvelles dans le genre des deux premières, je puis aussi encaisser une paire de claques, et je ne suis vraiment pas pres.sé.

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