I.E TÉLÉGRAPHISTE
Mille francs !
POUPART, désolé.
J'ai porté du bois, inventé un crime en préparation, j'ai sué, j'ai soufl'ert, j'ai poireauté. J'ai de la terre sur la tunique, du charbon au visage, et une paire de gifles pour tout bénérice. C'est trop! C'est trop !
GODOX, (lonnanl tin billet de mille francs au petit télégraphiste
Tiens, mon petit.
LE TÉLÉGRAPHISTE
Merci, monsieur. (A Poupart.) Monsieur Poupart, puisque c'est nous deux qiji portons les dépêches voulez-vous me permettre de partager avec vous?
POUPART
Les remords I Les remords !
GODON, au télégraphiste
Mon petit, ta gentillesse mérite une récompense. Lorsqu'on bénéficie d'une aubaine comme celle qui nous tombe aujourd'hui, on peut se montrer généreux. Garde tes mille francs et vous {A Poupard.) Prenez ceux-ci. (// lui donne'un autre billet.)
POUPART
Oh ! merci, monsieur.
GODON
Et maintenant soyons tout à la joie. (Aux lélé(jraphistes.) Vous nous restez à déjeuner?
POUPART
Je regrette de ne pouvoir accepter, monsieur. J'ai des dépêches à porter.
ETIENNE
Pressez-vous, voyons. Vous portez peut-être à quelqu'un l'annonce d'un nouveau gros lot gagné.
LUC
Ça peut vous faire encore mille francs de pourboire.
POUPART, sorl lentemenl.
Oui ! Oui !
GODON
Vous allez lentement, à quoi pensez-vous?
POUPART
Je pense que si je porte des nouvelles dans le genre des deux premières, je puis aussi encaisser une paire de claques, et je ne suis vraiment pas pres.sé.