Correêpondamce FoHieiie, p
2. Le lecteur trouvera dans ce Tolume la reproduction photogrophique des deux billots anonymet et de la lettre de La Gbalolais, écrite au château de Suint-Molo, le 30 mai 1766. Il pourra comporer les écritures.
Le texte autogropbe des billets ononjmei o été donné dons la Procès initruii exiraordimairememi, tome I. C'est celui que noua reproduisons; malgré toutes nos recbercbes aux Archivas du Parlement, aux Archives Nationales et aux Archives du ministère de la justice, il nous a été impossible de retrouver les originaux des billets.
M. Carré a émis des doutes sur l'authenticité de la reproduction donnée par le Procè» instruit (fnlrod., p. 57). Nous ne pensons pas que ces doutes soient fondés et nous croyons que les facsimilés sont, comme l'iifBrme le Procès insiruU (I, 14)), c axactoment conformes aux originaux. » L'auteur de ce Recueil a pu sa procurer les billets aussi bien que les outres documents qu'il publie; et il devait tenir avant tout & les produire, car ils sont la base de la discussion. Ils furent publiés deux ans après la p^oc^s, h une épo<pio in'i tous les acteurs du «Irnmo vivaient encore, et certuiiicmcnt ils auraient été argues de faux s'ils n'avaient pas été ezarls. II n'est pas douteux d'ailleurs que les graveurs du xviii* siècle, dont plusieurs sont considérés encore aujourd'hui comme des maîtres do Tort, né fussent parfaitement
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Dautreppo parle avec cette assurance tranchante qui est le propre des maîtres d*écriture et des maîtres do danse : « L'expérience qu'il a acquise dans la pratique de son art et dans la vérification des faux lui a appris que dans celui appelé déguisement ou simulation des écritures la main accoutumée à écrire avec rapidité ne connaît d'autre moyen de se cacher qu'en ralentissant son mouvement habituel, et réciproquement. »
Mais, dans les deux cas, celui qui écrit ne peut soutenir longtemps la simulation, il revient forcément « au caractère naturel et à la manière de faire que le goût et l'habitude ont, pour ainsi dire, insinués dans sa main. » Or l'écriture des « pièces de comparaison » a des caractères propres que l'on retrouve dans les (f pièces de question. » « Le fond du caractère des unes et des autres est produit par une main raide et sèche, ce qui lui donne une inspection de dureté qui constate l'unité d'organe*. » Il est vrai que dans les billets il y a des liaisons et que dans les' pièces il n'y en a pas ; mais cette manière de lier les lettres n'est pas naturelle chez Tauteur des billets, elle est factice et inu-
cnpnblei de reproduire le teile des billeU, — IraTail qui, an point de vue technique, eit coniidér^ comme dei pins faciles.
Enfin, njoutont que dès le mois de notembre 1766, La Cbalotais exprimait ce wctn : « Je demanderai que ces billets et quelque pièce de comparaison soient gravés figurément par quelque habile artiste, afin que le public en puisse jug^r ; car je recherche In lumière, comme mes accusateurs la fuient, s (TroUièmê Mé^ moire, p. 64.) L'éditeur du Procèê inêiruii extruorJimairemetU, qui est très favorable aux accusés, aura évidemment voala remplir ce désir du principal accusé.