‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 138 sur 187 · Correspondance Fonlette, p · texte numérisé non relu

Correspondance Fonlette, p

l'expertise 375

de son côté à une solution favorable : « Parlant de son affaire avec Bonnet (l'officier qui le gardait), ce qui lui arrive constamment, quoique Bonnet lui dise qu'il n'y entend rien, il lui dit : Je n'ai jamais eu d'inquiétude, ma conscience ne me reprochant rien et étant bien sûr de n'être pas coupable de ce dont on m'accuse, mais je suis encore bien plus tranquille aujourd'hui. Malgré mon innocence, les experts pouvaient se tromper et déposer contre moi. On n'est jamais sur de ce qui est au jugement des hommes, et en ce cas j'aurais été embarrassé. Il y a apparence qu'ils ne m'ont point accusé*. » Mais Barrin et Bonnet ont-ils bien traduit les paroles du prisonnier ?

Les experts partirent aussitôt après avoir déposé leur rapport. Dès que le résultat fut connu, les adversaires du procureur général poussèrent un cri de triomphe. « Le rapport de Dautreppe, dit La Noue, est net, assuré, convaincant pour ceux même qui n'entendent pas la matière. C'est une pièce triomphante contre La Chalotais... Paillasson dit hier a parte que Chalot était un grand fripon. Ces deux gens travaillent sur les mêmes principes. Nous prévoyons ce que dira Paillasson. Le Chalot recevra donc la récompense de ses méfaits. Cela sera encore long, notre rapporteur étant scrupuleux, timide, incertain et paresseux. Nous allons lui mettre des guêpes aux jambes. Mais que va devenir M. d'Aiguillon d'ici au 10 de septembre ou à peu près, car cela ira là?... Le second expert tire à cartouche sur

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