‹ Le pré aux clercs; opéra comique en trois actes. Paroles de E. de Planard, musique de HéroldChapitre 4 sur 67 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GlROT, NICETTE.

GIROT

Ah! reposons-nous, ma gentille Nicette; respirons un instant s'il est possible! Pour vous faire honneur, je me suis ["ait habiller comme nos élégants du Louvre, et ces vêtements sont étroits comme le fourreau d'une rapière. Ma fraise empesée me pique les oreilles, mon pourpoint m'étouffe, et mes pieds sont au supplice dans mes bottines neuves. Ah! par la mort-Dieu! que de courses! que de visites!... Eh! la fatigante chose que des fiançailles dans votre petite bourgade d'Étampes!

NICETTE

Écoutez donc, monsieur Girot, il faut être poli; je. ne me serais jamais consolée de mon mariage si nous n'étions pas allés faire la révérence à tous les chapeaux noirs de la ville.

GIROT

Ils sont aimables, vos chapeaux noirs! et leurs compliments sont fort récréatifs!... M. le municipal m'a dit qu'il était amoureux de vous, et qu'il viendrait souvent manger ma soupe à Paris; M. le marguillier m'a porté une antienne qui m"a coûté trois écus d'or pour recouvrir son

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