ACTE DEUXIÈME 4u
M ART, UF.niTE.
Kxpliq liez- VOUS.
COM MINGE.
A peine étions-nous près du roi qu'il a pris la main d'Isabelle, l'a placée dans la mienne, et, s'adressant à M. de Mergy : Monsieur l'ambassadeur, a-t-il dit, cette jeune comtesse ne quittera pas notre cour pour aller choisir un époux si loin de nous; je la donne au marquis de Comminge. Allez, portez ma réponse au roi votre maître; votre mission est terminée.
MARGUERITE
Qu'entends-je!... quoi!... si peu d'égards pour un envoyé du roi, mon époux! et ordonner si brusquement son départ !
COMMINGE, à part, et souriant.
Ah! voilà ce qui la fûche.
MARGL' ERITE.
Et M. de Mergy est sans doute sorti sur-le-champ?
COMMINGE
Oui, madame; mais peut-être...
MARGCEKITE, vivement, à part.
Ah! ceci change tout! il ne pourra venir!
COMMINGE, à part, et riant.
Elle se désole.
MARGUERITE, à part.
Cantarelli n'osera jamais me l'amener!
COMMINGE, en courtisan.
Je vois, madame, que le renvoi de M. de Merg\' vous étonne et vous blesse; mais on pourrait gagner sur l'esprit du roi...
MARGUERITE
Moi?... et que m'importe? rien ne peut m'étonner; la reine de Navarre est résignée à tout. Adieu, monsieur de Comminge; retournez au bal; le bonheur vous y rappelle; je reste seule, moi; je suis en disgrâce; je vais lire, écrire, rêver... que sais-je?... j'aime parfois la solitude. Adieu. (Rentrant, et vivement, à part.) Pas un instant à perdre!