SCÈNE DERNIÈRE
LÉONARDE, PEPIN et Les Mêmes.
Pep. Papa, nous avons tout entendu, et puisque vous avez la main à la pâte, achevez. Faites aussi le bonheur de ces deux autres cœurs enflammés.
i48 l'ajo well' imbarazzo.
Mar. Cosa dite mai?
D. Gre. Corpo del mondo !
Pip. Araore mi ha traforato il cuore.
Mar. Sciocco! cosa v' immaginate? che pretendereste? (con disprezzo.)
Pip. Unité le nostre mani , come sono teneramente unité le anime nostre.
Mar. (Sogno o vaneggio? (dase) Dite da senno?
Gil. Enrico, V avresticreduto?
Enr. Sicuro, che Leonarda gli andava sempre intorno. (fra di loro. )
Mar. DonGregorio?
D. Gre. Signormarchese, ioresto di stucco.
Pip. Dunque. . . . ( Di qualche cosa ancora tu, come ha detto quella... (piano a Leonarda.)
Mar. Burlate ? E voi nell' età che siete , donna pazza , voleté cimentar la mia sofferenza ?
Léo. (Va maie, facciamo délia nécessita virtù. ) (da se) Signore, e potreste credere che io dicessi da senno ? Io ho lusingato questo ragazzo, fingendo di concedergli le primizie dei miei affetti, a solo oggetto che altrove non cercasse divagarsi , ma in verità non ho mai sognato di pensare ad esso.
LE PRÉCEPTEUR DANS i/EMBARRAS. l49
Mar. Qu'est-ce que vous dites ?
D . Grég. Mille bombes !
Pep. Cupidon a percé mon cœur.
Mar. Nigaud ! que diantre avez-vous dans l'idée? que vouliez-vous? (Avec mépris.)
Pep. Unissez nos mains comme nos âmes le sont déjà.
Mar. (Est-ce que je rêve ou je délire ?) (A part.) Mais dites-vous tout de bon ?
Gil. Henri, t'en serais-tu jamais douté?
Hen. Voilà pourquoi Léonarde était toujours auprès de lui . (En tre eux.)
Mar. Don Grégoire ï
D. Grég. Monsieur le Marquis , je suis tout extasié .
Pep. Alors (Dis donc quelque chose, toi
aussi, comme l'autre.) (Doucement à Léonarde. )
Mar. Est-ce que vous plaisantez? Comment , vieille folle que vous êtes , vous vous mêlez aussi de pousser à bout ma patience ?
Léo. (Ca va mal; faisons de nécessité vertu. ) (A part.) J'ai tenu le bec dans l'eau ce garçon, faisant semblant de lui accorder les prémices de mes affections , dans le seul but d'empêcher qu'il ne se perdit pas ailleurs ; mais vraiment je n'ai jamais pensé à lui.
l5o LAJO BELL IMBARAZZO.
Pip. Infida! fellona ! M 1 ingannasti tu dunque ? Furono falsi i giuraraenti , finte le tue lagrime? Amanti, amanti, se non fu verace quel bel labbro, quale lo sarà mai?
Mar. Tacete, stoito. (sgridandogli.)
Pip. Si, mio padre; il cielo rai punisce , perché non ho dato orecchio ai vostri precetti. Credetemi che il distacco da quel cuore, mi costa lagrime amare.
Mar. Don Gregorio , neppur di questo non v' eravate avveduto?
D. Gre. Signore, e chi mai avria potuto immaginare che una donna di quell' età. . .
Léo. Non m' insultate, signor don Gregorio.
Mar. Voi ritiratevi, e disponetevi a render conto se nella vostra condotta v* è stata malizia, profit tando del poco spirito di questo ragazzo.
Léo. Per me vi convincerete che sono pura corne il cristallo-, vi obbedisco, ma non posso lasciar di dire che don Gregorio è la causa délia mia rovina , e che la sua gelosia mi fa trattare in questo modo. {via. )
Mar. Don Gregorio!
D. Gre. E che ! le dareste orecchio?
Mar. No, avete ragione. Essa non mérita
LE PRÉCEPTEUR DANS i/EMBARRAS. l5l
Pep. Infidèle, traîtresse ! tu m'as donc trompé î tes sermens étaient faux I tes larmes n'étaient que de la simulation! amans ! si cette belle bouche n'a pas été sincère , hélas! qui lésera ?
Mar. Taisez-vous, imbécile! {Le grondant.)
Pep. Oui, papa. Le ciel me punit parce que je n'ai pas suivi vos conseils. Croyez que renoncer à cette cruelle, me coûte des regrets bien pénibles.
Mar. Don Grégoire, ceci aussi a donc échappé à votre surveillance ?
D. Grég. Aurait -on jamais pu croire qu'une femme de cet âge —
Léo. Ne m'insultez pas , monsieur don Grégoire.
Mar. Retirez-vous, et préparez— vous à rendre compte de votre conduite, s'il y a eu de la malice en profitant de la balourdise de cet enfant.
Léo. Quant à moi, vous aurez lieu de vous convaincre que je suis pure comme le cristal. Je vous obéis, mais je ne puis m'empêcher de dire que don Grégoire est ma ruine , et que sa jalousie est cause que je suis traitée de la sorte. {Elle sort.)
Mar. Don Grégoire I
D. Grég. Bah! Pourriez-vous croire....
M au. Non, vous avez raison; elle ne mérite au-
l52 LAJO NELl' IMBARÀZZO.
fede. Vedo perô da quanto mi accade , che la soverchia austerità ed il rigore non sono i mezzi per la buona riuscita dei figli.
D. Gre. E converrete meco che Y educazione dei giovani, deve formarsi a forza di dolcezza, di consigli, d 1 esempio, e moslrando ad essi il mondo con prudenza nel suo vero aspetto , scevro tanto dal fanatisrao dei suoi partigiani, quanto dalla falsa illusione dei pregiudizi.
Mar. È vero. Pippetto intanto partira fra pochi giorni per fare un viaggio , e conoscere un poco il mondo.
Pip. Ed allontanarmi da quell' ingrata. (Pare impossibile sotto quel volto un' anima mendacel(dase.)
Mar. Voi , don Gregorio , lo accompagnerete, e vi servira V accaduto per rendervi più accorto.
D. Gre, Lo farô , ne fidero mai i giovani poco esperli al fianco di donne avanzate , ancorchè fossero più vecchie dei diavolo.
Mar. Voi, miei figli, rimarrete meco. Amatemi, ed amatevi.
Enr. Lo faremo di cuore.
Gil. Con tutta Y anima.
LE PRÉCEPTEUR DANS ^EMBARRAS. l53
cune confiance. Cependant, ce qui vient de m'arriver , me prouve que la sévérité excessive n'est pas un bon moyen pour bien élever les enfans.
D. Grég. Et vous avouerez que l'éducation des jeunes gens doit être formée par la douceur, les conseils, l'exemple, en leur montrant le inonde avec prudence dans son jour véritable , dépouillé du fanatisme de ses partisans , comme aussi de la fausse illusion des préjugés.
Mar. C'est très-vrai. En attendant, Pépin partira sous peu de jours pour aller faire un voyage et acquérir un peu d'usage du monde.
Pep. Et pour m'éloigner de cette ingrate. ( Qui est-ce qui aurait dit que cette figure cachait une âme mensongère ? ) (A part.)
Mar . Vous l'accompagnerez , don Grégoire , et que ce qui vient d'arriver, vous rende plus attentif.
D. Grég. Certainement , et je ne laisserai plus les jeunes gens peu expérimentés, près des femmes âgées, fussent-elles plus vieilles que le diable.
Mar. Vous, mes enfans, vous resterez avec moi. Aimez-moi et aimez-vous.
Hen. De tout notre cœur ï
Gil. De toute notre âme !
l54 , l'àJO NELl' IMBÀRÀZZO.
Mar. Lo spero ; e veggasi cosi in un istante uscir me dalF inganno.
Enr. Vostrofiglio dal timoré.
Gil. La sua sposa dagli affanni.
Pip. Pippetto dalle mani délia menzognera Leonarda.
D. Gre. Ed il povero ajo dall' imbarazzo.