MORIN, HENRI
HENRI, dans le fond.
Mo» père est parti , . . Moi in est seul ... si J'osais. . .
MORIN, à part.
Le voilà!... en vérité, il m'arrache des larmes (à Henri.) Approchez, Henri.
j HENRI, a part.
M Je venais...
*£* moRin, en très-bon homme.
Voiis ne voulez point me dire la cause de votre tristesse? votre père est rigide, je le sais} mais Morin n'estil pas pour vous un frère , un ami? ai-je la sévérité d'un p magister? et, dans nos entretiens, dans nos études , ne vous prendrait-on pas quelquefois pour le précepteur et moi pour l'écolier ? donnez-moi la main , Henri ... (Use retient de pleurer.) 3e vous aime, je vous aime... que j'en suis...
HENRI
^ Mon cher Morin!
morin s' essuyé les yeux.
Si vous avez quelque peine secrette, dites-le moi, mon ami... c'est lourd à porter seul... à deux c'est moins pesant...
Air : Ce que f éprouve en vous voyant. Dois-je inspirer quelque frayeur?
Ne suis-je pas toujours le même?
Ce vieux précepteur qui vous aime, Qui n'est ni bourru, ni grondeur; Allons , ouvrez-moi votre cœur.
Si j'ai dans mainte circonstance, Oubliant mes graves destins, Pris part a vos jeux enfantins, Je ne veux d'autre récompense Que de partager vos chagrins.
(à part.) Au fait, ce jeune homme n'a peut-être à me dire que quelque bagatelle.
fi)
fâ
HENRI , regardant autour de lui.
Ah ! Morin! si vous me juriez. ..