PREFACE POUR LA 4« ÉDITION YIÏ
ressés ont réussi à ajourner le triomphe décisif de la fra ternité humaine.
Car il ne s^agit que d'un ajournement. L'indignation qm aç^aà accueilli ce <>ote inattendu de la Conférence ne permet plus de douter que VégaUté des races a conquis d'ores et déjà le concours et V assentiment de presque tous les peuples de la terre.
Maintes considérations pratiques augmentent aujour-^ dhui la nécessité de sa consécration parfaite. La Conférence de Paris n'a point réussi à organiser niia Paix future des peuples^ ni la Ligue des nations. Toutes les deux sont devenues de véritables couveuses de guerres futures.
Et comme les races de couleur ont acquis^ à la suite de leur collaboration avec les Blancs^ le sentiment de solidarité^ il faudra désormais compter avec leur force grandissante. Le Japon moderne est devenu une des nations les plus puissantes au point de vue militaire^ économique et financier. Un conflit des races pourrait facilement opérer une fusion de 7 à '800 millions de gens de couleur contre lesquels les Blancs^ divisés et impuissants^ resteront presque sans défense. Et le sceptre de souveraineté raciale risquerait alors de passer du côté de ceux-là mêmes qu'on ne cesse d'humilier !
La doctrine égalitaire se trouve donc une fois de plus daccord avec les intérêts moraux et matériels de Vhumanité présente et future.
Plus on approfondit la situation des races croisées^ plus on s'aperçoit de leur vitalité et de leur valeur intrinsèque. Ainsi le peuple sorti du mélange des Nègres^ des Portugais et des Espagnols avec les Indiens commence à jouer
Vllï PREFACE POUR LA 4» EDITION
un rôle de plus en plus grand dans plusieurs parties du monde. Les Etats-Unis ont pu apprécier la valeur incontestable des métis engendrés par le croisement des Blancs et des Noirs. Le mélange des Arabes avec les Africains du Nord a donné naissance aux Maures dont V influence civilisatrice fut considérable. Les Portugais et les habitants des îles Açores qui se sont croisés avec les peuplades de Gayanazez et Carifos, dans la province de Sao-Paulo au Brésil ont produit une race qui se fait remarquer à la fois par sa valeur intellectuelle et par sa beauté physique.
Il suffit du reste de comparer la disparition rapide des Maoris, des Australiens et des Tasmaniens purs aux progrès réalisés par le peuple issu de la fusion des habitants de Vile de Norfolk et de Pitcairn. On a pu constater de même la disparition rapide des Hawaïens de sang pur, tandis que les métis issus de la même souche et des Européens accusent une fécondité supérieure à celle des blancs.
Les Hoitentots de race pure tendent à disparaître. Mais les Griquas de V Afrique du Sud, produits de leur croisement avec les Hollandais., ne cessent de se multiplier.
Uexcmple du Brésil est encore plus significatif. Les métis de ce pays sont partout appréciés comme de beaux spécimens des civilisés.
Les Portugais, unis aux nègres, ont donné naissance à des millions de métis qui plaident éloquemment, par leur exemple, en faveur du croisement. Selon les affirmations du D^ Baptiste de Lacerda (Rio de Janeiro), leurs descendants acquièrent à la troisième génération les caractères physiques de la race blanche, ce qui amènera fatalement la disparition du type métis de même que V extinction de la race noire au Brésil, au bout d'un siècle.
Les mulâtres y occupent actuellement des places très en