G. Dottin. La Religion des Celles
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cimetière des religions passées, « les inscriptions sont frustes, les tombes sont vides et les fosses bouleversées ». Elles ne nous ont rien appris, sinon que nous marchons sur la poussière des morts.
On a voulu se retrancher derrière les Bretons. C'étaient, pour maints linguistes etanthropologistes, de vrais Celtes que le passé a épargnés pour nom offrir la solution de tous les problèmes qui s'agitent autour des Gaulois. Les bretonisants modernes nous déclarent pourtant sans ambages que la porte reste fermée également de ce côté-là et qu'au v® siècle de notre ère, la Bretagne romanisée était habitée par une population gallo-romaine semblable à celle qui, occupait le reste de la Gaule. Il est vrai que pluî tard, des Celtes bien moins romanisés sont arrivés <le la Grande-Bretagne, mais ce courant d'immigration cessa vers le x^ siècle. La population bretonni fut réduite de beaucoup à la suite des guerres inceî santés, leur langue recula et la Bretagne passa souj l'influence française.
Où chercher alors l'âme celtique? Est-ce dans soi théâtre, tellement vanté et qui nous a déjà valu tanj d'élucubrations profondes? Là, soutient A. Le Braz^j où nous cherchions un drame national, nourri deî fictions ingénieuses et des passions héroïques de h race, l'Irlande, la douloureuse Irlande nous montrait ses mains vides, le pays de Galles et la Cornouailles nous tendaient quelques plates imitations anglo-nor-