‹ Le premier Concile plénier du Canada [microforme]Chapitre 6 sur 9 · IMPORTANCE ET UTITITE DES CONCILES · texte numérisé non relu

IMPORTANCE ET UTITITE DES CONCILES

Le but d’un concile est de faire des lois adaptées aux besoins spirituels des fidèles.

Evidemment, Jésus-Christ qui a donné à Saint Pierre et à ses successeurs le privilège de l'infallibilité doctrinale, pourrait se passer des conciles pour le gouvernement de l'Eglise; mais il a voulu que la

a — raison, l'intelligence et toutes les facul$és de l’homme fussent mises au service de la vérité. De fait, tous les actes de législation dans l'Eglise’ ,soit qu'ils émanent directement du Pape ,soit qu'ils proviennent des conciles légitimes, généraux ou particuliers, sont précédés de longues études préparatoires, d'observations attentives, d'enquêtes minutieuses et de sérieuses déliberations. Cette manière de faire met en relief la prudence, la science, la sagesse de l'Eglise ; elle porte le clergé et les fidèles à une acceptation plus prompte et plus sincère des décisions de ces nobles assemblées : elle barre plus sûrement le chemin à l'erreur et confond plus visiblement la critique injuste et la mauvaise foi des ennemis de l'Eglise.

En outre, ces solennelles assises, par les splendides cérémonies publiques qui les ouvrent, les accompagnent et les elôturent; par la majesté des délibérations; surtout, par la présence plus particulière,

quoique invisible, de Jésus-Christ, selon, sa promesse formelle, au

w tnt

milieu des prélats assemblés en son nom, et par l'assistance plus sensible du Saint-Esprit; en un mot, par tout un CONCOUrS de circonstances, les coneiles sont une des plus éclatantes manifestations de la foi, soit de l'Eglise entière, soit d'un pays particulier. Or les #ctes publiques de foi ont quatre eftets trèsimportants. 1° Ils sont l'expression de la louange et de l’adoration que toute société, aussi bien que tout individu, est strictement obligé de rendre à Dieu. 2 Ils augmentent la la foi de céux qui les produisent. 5° Ils éveillent ou fortifient la foi de ceux qui en sont témoins. 4° Ils augmentent, dans tous les cœurs, l’a-:

mour de Dieu et de sa sainte Eglise et l’union entre les fidèles.

Ajoutons aussi que la croisade de prières et de sacrifices que les fidèles entreprennent à l'occasion d’un concile leur profite immédiatement à eux-mêmes. D'abord, parce que toute prière ou toute bonne œuvre, même faite au profit d’autres personnes, accroit le mérite de celui qui la produit. En outre, parce que les grâces abondantes que ces

D prières attirent sur les Pères du concile leur font découvrir plus sirement les besoins des fidèles confiés à leur charge et les remèdes les plus appropriés aux maux dont ils souffrent.

Résumons les immenses avan tages qu’apporte x un peuple chrétien la célébration d'un concile plénier.

1° Accomplissement solennel du devoir de louange publique que ce peuple doit à Dieu.

90 Propagation et affermissement de la foi.

90 Amélioration des mœurs, aug mentation de vie chrétienne.

4 Accroissement de charité ; amour réciproque plus grand des Pasteurs et des fidèles ; soumission plus sincère de ceux-ci à leurs légitimes supérieurs.

ño Attachement plus filial et obéissance plus efficace de tous au souverain Pontife, le Vicaire de Jésus-Christ.

Ge Grûces abondantes, spirituelles et temporelles.

70 Enfin, de tous les avantages e-, dessus découle un septième : plus de

a ——__———— gloire rendue à Dieu, plus de bonheur dans l'éternité pour les Pasteurs et pour les fidèles.

PEVOIRS DES FIDELES A L'OCCASION D'UN CONCii.E.

Outre leurs prières -et leurs sacrifices personnels, Nos Seigneurs les évêques ont employé déjà, à la préparation du concile plénier, plusieurs années de travail, euxmêmes et des prêtres savants choisis pour les assister. Le peuple chrétien qui retirera un si grand profit de ce concile n’a-t-il pas, lui aussi, sa part à fournir? Certainement ; la charité, sinon la justice, lui en fait un devoir. Ce devoi- se compose de deux obligations principales.

1° LA PRIFRE. Dans toutes les circonstances importantes de la vie de l'Eglise, cette Sainte Mère demande à ses enfants de joindre leurs prières à celles du clergé, Dieu « coutume de se laisser toucher par les supplications de tout un peuple et de récompenser sa confiance et l’assiduité de ses prières par des grâces parfois extraordinaires,

L'Eglise a aussi toujours conseillé, pour donner plus d'’efricacité à la prière, d'y joindre les bonnes œuvres, telles que l’aumône,, la # mortification, etc.

2° LA soumission. Aucune disposition n'’attire plus sûrement les ‘Ÿ faveurs de Dieu et ne l’incline davantage à nous accorder nos demandes, que Ia soumission à sa très sainte volonté. Or cette vclonté de Dieu nous est manifestée par les enseignements de la sainte Eglise e. les sages décrets portés par ceux que le Saint-Esprit a placés pour gouverner l'Eglise de Die.

Nous ne pouvons pas torjours connaitre exactement quelle est la Ÿ volonté de Dieu au moment présent; mais nous devons toujours être dans la disposition de faire cette sainte volonté aussitôt que nous Ja connaîtrons. Nous ne savons pas encore quels décrets for.

à muleront nos dévoués Pasteurs, mais nous sommes certains d'avance que, lorsque leurs décisions auront été soumises au saint siège et promulguées par eux, elles seront

SR l'expression exacte de la volenté le Dieu sur nous. Notre devoir est done, dès maintenant, de dire: Je me soumets d'avance à tout ce que la sainte Eglise, ma mère, demandi ra de moi par le ministère de ceux à qui le Saint-Esprit a confié mon âme et mon bonheur éternel.

Qui, je me soumettrai, dût-il m'en coûter des sacrifices !

LouEs soiENT JESUS ET MaRiE !

Page 1