‹ Le premier pas de son altesse; vaudeville en un acte. Par MM. De Leuven et DeforgesChapitre 11 sur 26 · V-ive l'état militaire · texte numérisé non relu

V-ive l'état militaire

Je le sens, j'aime la guerre >

Ah ! quel plaisir, quel bonheur

De se battre avec ardeur ' Et puis, après une victoire , Quel beau triomphe nous attend :

Des vivat ! et des cris de gloire !.. Ah! mes amis, c'est enivrant!

Quand nous rentrons dans la ville , les fenêtres s'ouvrent , les mouchoirs s'agitent... ou a'ades yeux que pour nous...

Vive l'état militaire , Je le sens, j'aime la guerre.

Ah! quel plaisir, quel bonheur De se battre avec ardeur :

l.A COMTESSE, à sir Georges qui entre chargé de pétitions. Ah ! mon Dieu! sir Brummel , pour qui toutes ces lettres?

LE PRINCE

Pour moi, comtesse! ce sont des placets, des pétitions; j'avais chargé sir Georges de les recevoir; mais il n'a pu y suffire, à l'avenir, je lui adjoindrai un fourgon.

PILBUJRV.

Si monseigneur m'en croit... nous enverrons bien vile à Londres toutes ces paperasses.

LE PRINCE

Non pas! vous êtes mon secrétaire , et j'entends que vous les lisiez loutes, je ne m'en réserve qu'une seule, qui ma été remise à moi-même.

LA COMTESSE

Sans doute, par quelque vieux soldat?

LE PRINCE

Oui, oui... précisément... un vieux soldai! (A part.) La plus jolie fille!.. (Haut.) Ah! milady, j'ai engagé à diner les officiers de mon régiment, veuillez bien donner vos ordres, un repas splendide! pardonnez-moi de vous causer tant d'embarras; mais je suis encore si novice. (A mi-voix.) Nous reprendrons bientôt notre conversation de ce malin, n'est-ce pas?

L\ COMTESSt:.

Monseigneur, je suis à vos ordres...

12 MUSÉE DRAMATIQUE

LE PRINCE, bas.

A mes ordres... ali ! comlessc!.. songez donc (ivie vous (Mes le maître, et moi récoJler. (liant.) Allons, sir John ! oxainiiiez ces demandes avec la plus grande attention, vous m'en rendrez compte avant dincr. DKUMMEL et l'iLBLKV, avec effroi.

Avant dIncr!

LE PRINCE

Brummel vous aidera.

C'est récréatif!

Plail-il?

Oui, Monseigneur.

SIR GEORGES, à part.

LE PRINCE

SIR GEORGES, s'indinant.

PILBURY, à part.

Décidément, il faut que je m'entende avec le major du régiment, pour qu'il mette mou beau-frère aux arrêts...

LE PRINCE

Ain: Vive à jamais la garde citoyeune. (Dcm.ihï.) Pour le repas, allons, que tout s'apprête. Mes officiers seront tous mes amis.

J'cspd're bien ici leur tenir tête...

El jusqu'au jour, nous serons réunis.

' Qu'on distribue aussi du vin de France

A mes soldats, en ce jour solennel.

C'est bien le cas de rompre rabstincncc , Quand on reçoit son nouveau colonel.

SIR GEORGES et PILDURY.

Pour le repas, allons! que tout s'apprête. Et recevons dignement vos amis, etc.

LA COMTESSE

Pour le repas, allons, que tout s'apprête, ENSEiMBLE. \ Vos officiers seront tous vos amis.

Quoi, vous daignez, ici, leur tenir tête. Et jusqu'au jour vous serez réunis.

LE PRINCE

Pour le repas, allons, que tout s'apprête. Mes officiers, etc.

(La comtesse , Pilbnry cl sir Georges sortent ;

Page 1