‹ Le premier succes de JeanBaptiste comedievaudeville en deux actesChapitre 24 sur 32 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LE MARQUIS, AUGUSTINE, BAPTISTE, dans le pavillon.

le marquis, suivant Augustine. Palsnmbleu !

vous avez beau courir, ma belle comtesse , vous ne m'échapperez pas.

Baptiste, A la feu tre, a lui-même. Une comtesse... Le marquis en bonne fortune... ça doit être drôle. Si je pouvais voir...

LE UAnQUIS , retenant Augustine. Oh ! je me crampoiineà vous, volage... n'espérez pasfuir... c’est ici le bosquet en question... testables de marbre... vous m’avez promis un tête-à-tête... il me faut mon tête-à-tête... J’y tiens, tudieu!...

Augustine, a elle- même. Mon Dieu! il m’effraie... Et M"* Clairval qui m’avait dit que Bapti-te... (Rapilstesc penche pour voir; Augustine l'aperçolu) U est là... ( Haut.) Mais, Monsieur le Marquis...

Baptiste, à lui-même. Hein ?.. Cette voix?..

Augustine !.. Oh !.. c’est impossible...

i.k marquis. Oh ! je n’ai pas oublié vos pattes de mouche, divine comtesse de...dix-sept étoiles.

Augustine. Allons donc... Vous savez bien que je ne suis pas une comtesse... Est-ce que vons ne me reconnaissez pas ?..

le marquis. Attendez donc... mais si... ces yeux... Je disais aussi... ( niant très fort.) Ah! iih ! ah! la couturière de Clairval... c’est pi. quant !..

AUGUSTINE., élevant la voix arec Intention. Ellemême... Augustine... pour vons servir, Monsieur le Marquis...

Baptiste, a iul-m<me. Eh bien!au moins il n’y a pas à en douter...

le marquis, riant. Ah ! ah! ah! c’est divin!

l’ancienne au petit poète... à Jean-Baptiste... Baptiste. Allons, me voilà sur le tapis...

le marquis. Ah ça , mais vous n’aimez donc pas le poétrinu... ah ! ah !

Baptiste. Poétriau!.. Insolent!

augustine , riant. Ah ! ah ! ah ! Pas le moins du monde...

Baptiste. I.a coquette !

augustine. Mais, qui vous a dit?..

le marquis. I.ui-mème... Ah ! ah!., c’est divin! Use flattait... ah ! ah !..

augustine. Oh ! ce n’est pas étonnant., il est si fat!..

Baptiste. Voilà mon éloge qui commence...

augustine. Je nel’ai jamais aimé... Fi doue!

d’abord il n’est pas beau...

Baptiste. Elle est bien diflirile...

augustine. Et puis il est si petit...

le marquis, lin nabot...

Baptiste. Merci!..

augustine, continuant. Qu’une femme ne voudrait pas de lui à moins de se rendre ridicule...

Baptiste. Je voudrais bien m’en aller... mais non, impossible ! il faut entendre jusqu’au bout.

LE MARQUIS, au comble de l'hilarité. Ah ! ah ! Tandis que moi, on peut m’aimer... N’est-cclpas? ma divine... (A lul-mêmc.) One couturière... Je déroge... mais bah ! elle est jolie.. .

(Il veut l’embrasser.)

augustine. Mais, Monsieur le Marquis, qu'estce que vous faites donc?..

le marquis. Je veux t’embrasser, ma charmante...

augustine, se défendant. Du tout... du tout,. M. le Marquis!..

LE marquis, avec fatuité. Allons donc !.. est -ce que c'est à moi qu’on résiste...

(Ilia poursuit.)

Baptiste. Allons!., il ne manquait plus que ça...

LE M ABQUIS, prenant la tallled’Augustine; Il recule tout-à-coup. Aie !.. aïe !.. une épingle à ta ceinture... c’est piquant !..

augustine, riant. Qui s’y frotte, s’y pique.

i.e marquis. Oh! c'est égal... sans ça... palsamblcu ! j'étais vainqueur.

Baptiste. Ce qui prouve que la vertu d’une couturière ne tient qu’à une épingle...

le marquis. Mais, prends ce bouquet, charmante.. , et garde-le comme un gage d’amour.

jusqu’à ceque je leprésente à tous mes convives comme la reine de ces lieux...

augustine, à elle-même. Prenons toujours...

ça n’engage à rien...

Baptiste. Elle accepte ! qui aurait dit cela, pourtant?..

le marquis. Mais il me faut un baiser, palsamhleu !.. je suis piqué au vif., (a lui-même.) Oh ! I.auzun ! je te dégotte...

(Il recommence à poursuivre Augustine qui s'icluppeau moment où Clairval entre.)

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