SCENE XV
Les Mêmes, LE MARQUIS.
le marquis , entrant mystérieusement. La colombe m'appelle... voici le vautour... Fortuné coquin que je fais... Décidément. Lauzun n'est qu’un... paltoquet auprès de moi... Tous les bonheurs à la lois... Je viens de recevoir ma no- '■ initiation. . . porte- moudtellcs en activité... et la couturière qui m’attend dans l'ombre... (Cherchant) c’est-à-dire... elle m'attend... Je ne la vois pas... Est-ce que je ferais le pietl de grue?.. Allons doncl.. Si, ma foi !.. je fais le pied de grue ! . t
Baptiste, après avoir fait signe a Augustine, et toussant Hum! hum!
le marquis. Non... palsambleu !.. la voilà... ParLauznn!.. ça me fait de l'effet..
BAPTISTE, a vois basse. Marquis!..
le marquis. Chut!., c’est moi!.. Du mystère, mon adorée... Ta main ! que je la couvre de baisers de feu...
Baptiste, a part... Il va nie briller...
le marquis. Je t'en conjure...
Baptiste, a Itil niémc, en riant. Tant que lu voudras.
(lt lut abandonne sa main. Le marquis la baise.)
le MAnQUts, transporté. Oh! je suis le plus heureux des roués!.. Mais soulR-e que mon bonheur soit public... Je n’ai qu'un signal à donner... et tous mes amis vont accourir... Ils me verront à les pieds... cl je le proclame la reine de mon cœur...
BAPTISTE, a lui-même, étouffant une envie de rire. Alt! j’aime mieux ça... c’est plus drôle...
le marquis. Tu ne dis mot... tu consens...
BAPTISTE, très bas. Oui!..
LE MARQUIS, frappant dans ses mains. Elle a dit oui!., tu as dit oui, ma divine!., oh! c'est à les pieds que je veux...
(Il se jette a ses pieds.)