‹ Le presbytere drame en trois actes, en proseChapitre 14 sur 44 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FRIDA ouvre Técrin, regarde le bracelet, tressaille, et referme aussitôt l’écrin.

Comme je vous l’ai dit, miss, je ne me parerai jamais de ce bijou.... Mais il vient de Paris, et si vous le permettez, je le garderai, en souvenir de la ville où je suis née.

MISS HARR1ETT.

J’avais accepté ici l’hospitalité, et j’avais beaucoup de satisfaction de voir vous accepter ce bijou.

GOTLIEB.

Eh bien! Frida, il faut mettre ce beau présent dans la corbeille nuptiale !

FRIDA, mettant vivement l’écrin dans sa poche.

Non!... Ce bijou ne doit pas en faire partie !

GOTLIEB.

Pourquoi?

' FRIDA, embarrassée. ,

Mais parce que.... parce que....

• AMBROISE, vivement.

Parce que c’est un souvenir, et qu’une corbeille de noce ne s’ouvre qu’à l’espérance. Frida a raison, (se levant.) Abel et Ketty, portez cette corbeille dans la chambre nuptiale. (Ketty et Abel prennent la corbeille.) (Se tournant vers les paysans.) Je VOUS invite, mes amis, à venir ce soir, après le coucher du soleil. Il y aura une action de grâces au presbytère et des danses sur la pelouse.... Et maintenant, allez en paix, et que le Dieu de miséricorde soit avec vous et vos familles !

GERTRUDE

Amen f

(Les paysans et les paysannes sortent par l’arceau.)

GERTRUDE, à Ambroise.

Tu devrais venir te reposer, Ambroise.

AMBROISE

Oui, j’ai besoin d’un peude solitude.... (il marche, soutenu par Gertrude.)

GERTRUDE, se retournant à miss Harriett.

Je vais préparer votre chambre, miss.

MISS HARRIETT

Yès!... Je voudrais bien reposer aussi la fatigue de moi.

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