‹ Le presbytere drame en trois actes, en proseChapitre 44 sur 44 · SCENE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCENE SEPTIEME

Les MÊMES, FRÏDA, très-pâle, se soutenant à peine. FP.IDA.

Moi!...

GOTLIEB.

Grand Dieu !...

FRiDA.

Ne regrette rien, Gotlieb; la mort est un dernier bienfait que je suis allée te demander....

GOTLIEB.

Toi?...

FRIDA

Sans ton estime, je ne pouvais plus vivre.... Gotlieb.... Je t’ai vu te diriger, avant l’heure, vers le grand églantier.... je t’ai suivi.... Couverte du chapeau et du manteau d’Érix, je t’ai donné le pistolet chargé.... Sans y regarder, tant ton trouble était grand, tu l’as pris de ma main, et.... (Elle chancelle.)

GOTLIEB.

Frida!...

FRIDA

Ma blessure est mortelle, Gotlieb.... et je me sens faiblir.... (S’agenouillant devant Ambroise.) Mon père!...

Je te comprends.... (Posant ses mains sur la tête de Frida.) Meurs en paix, ma fille.... le vieux pasteur te bénit!...

GERTRUDE, relevant Fr'.da, la fait asseoir sur le fauteuil.

Je t’avais pardonnée!...

FRIDA

Merci, ma mère. .. (aux paysans.) Une dernière prière : vous qui êtes venus célébrer mon mariage, venez m’accompagner jusqu’à ma dernière demeure, (a Gotlieb, en lui prenant les deux mains.) Et toi, mon bien-aimé, parle-moi comme ce matin.... parle.... et je m en irai heureuse....

GOTLIEB.

Frida.... Frida.... regarde-moi.... réponds -moi.... Frida!...

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