‹ Le présent et l'avenir de l'Institut international d'agricultureChapitre 1 sur 11 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Aux Membres du Comité Permanent.

Messieurs et Chers Collègues,

L'Institut International d'Agriculture est devenu, après trois ans de fonctionnement, le symbole vivant de la conception géniale de notre Collègue et ami, Mr. David Lubin, conception réalisée par la Haute et Noble initiative de S. M. le Roi d'Italie, Victor Emmanuel III.

Le temps semble venu de marquer les résultats très encourageants acquis, après une période aussi courte de fonctionnement, comme aussi d'essayer d'escompter, à la lumière des succès déjà obtenus, l'avenir qui peut être réservé à une Institution, dont on peut dire qu'elle réalise les fins du présent pour assurer les éventualités des Temps futurs.

J'ai tenté, dans les lignes qui vont suivre, de montrer le chemin déjà parcouru, d'indiquer à grands traits la voie qu'il reste à suivre, pour que l'Institut accomplisse à son honneur les fins glorieuses prévues par son Illustre Fondateur.

L'Univers aura contracté une nouvelle dette de reconnaissance envers le pays qui avait déjà la gloire de posséder

la Ville éternelle. 1/ Auguste Souverain de l'Italie gardera dans l'histoire le glorieux mérite d' avoir renoué le Présent au Passé, et de trouver dans les traditions agricoles de la Rome antique les inspirations qui provoquent et provoqueront les progrès de l'Agriculture présente et future.

En m' appliquant à écrire cette étude, j'ai eu surtout l'ambition de faire connaître à ceux qui la liront l'œuvre organisatrice accomplie par le Comité Permanent.

Cette œuvre est le résultat d'un travail volontairement silencieux, méthodique, inspiré exclusivement par la claire notion de l'intérêt général, soutenu par la confiance inébranlable que les Gouvernements des 50 Etats adhérents n'ont cessé d'accorder aux délégués qui ont l'honneur de représenter les intérêts de leurs pays respectifs.

I/Histoire de l'Institut gardera précieusement les noms de tous ceux qui, dès l'origine de nos travaux en 1908, s'appliquèrent par un travail consciencieux et continu, à traduire fidèlement en actes les résolutions contenues dans la Convention diplomatique du 7 Juin 1905.

L,es Assemblées Générales de 1908, 1909 et 191 1, en j nous apportant la haute approbation de nos Gouvernements, ont montré que les efforts du Comité Permanent n'étaient pas vains, et que la voie suivie était bien la bonne. :

Mais si nos Gouvernements connaissent et apprécient nos travaux et nos efforts, il est nécessaire que notre CBuvre soit également connue de ceux surtout qui doivent en bé- j néficier. Je veux parler des agriculteurs, des savants, des économistes, des juristes, des sociologues, des hommes de

science de pratique qui peuvent trouver dans nos publinocations les raisons du progrès actuel et futur de l'Agriculture. I^e Comité Permanent a voulu volontairement garder le silence pendant la période d'organisation. L,es résultats obtenus, grâce à cette organisation, nous font actuellement un devoir de faire connaître ce que le monde agricole peut attendre des efforts soutenus accomplis par l'Institut International d'Agriculture de Rome.

C'est la première contribution à cette œuvre collective du Comité Permanent que j'ai voulu écrire, heureux et fier de reporter sur mes excellents collègues du Comité tout le mérite d'un travail qui n'a qu'un but : celui de servir encore une fois les intérêts généraux dont l'Institut est une éloquente manifestation.

Il serait juste de citer ici tous les noms des membres du Comité permanent, qui par leur haute intelligence et leur dévouement, ont déjà réalisé les espoirs mis en eux par leurs divers Gouvernements, pour constituer, organiser et assurer la marche d'une Institution aussi complexe que la nôtre.

Mais un devoir strict de reconnaissance nous dicte au moins les noms des deux premiers Présidents de l'Institut, MM. le Comte E. Faina, Sénateur du Royaume d'Italie, Président Honoraire de l'Institut International d'Agriculture de Rome, et le Marquis R. Cappelli, ancien Ministre des Affaires Etrangères, Vice- Président de la Chambre des Députés. Tous deux ont dirigé, successivement, nos travaux avec un grand savoir, avec la haute notion des

besoins et des exigences internationales, avec aussi cette urbanité et cette courtoisie qui ont fait de nos relations à l'Institut des rapports empreints de mutuelle amitié et de confiance réciproque.

Mes excellents collègues me permettront donc de synthétiser dans ces deux noms tous les mérites, tous les efforts, tous les travaux qui ont été réalisés, depuis que le Comité perma ent a été appelé à traduire en actes et en faits le programme tracé par la Convention de 1905.

Ce sont ces actes et ces faits que j'ai essayé d'exposer dans une Conférence faite à Paris, au Musée Social, le 25 janvier 1912. J'aurais été heureux de renouveler cette conférence à Rome, si je n'en ava's été empêché par des circonstances indépendantes de ma volonté. J'essaie actuellemont de réparer cette omission en publiant cette étude, et en la dédiant, comme un hommage de reconnaissance et de solidarité affectueuse, à mes excellents Collègues du Comité Permanent, auxquels revient tout le mérite et toute la pensée de cette brochure, qui est plutôt leur œuvre que la mienne propre.

Je serai récompensé de mon modeste effort, si j'ai pu réussir à traduire fidèlement la pensée du Comité Permanent, qui n'a jamais eu d'autre ambition que de servir les intérêts agricoles du monde entier, en s'inspirant des nobles sentiments contenus dans la lettre écrite à son Gouvernement, le 24 janvier 1905, par S. M. le Roi d'Italie, Victor Emmanuel III.

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