‹ Le Président du Reich AllemandChapitre 41 sur 65 · LES · texte numérisé non relu

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du 22 mai 1926 à M. Lœbel contre le référendum sur l’expropriation des princes, et enfin son discours du 3 octobre 1927 à l’occasion de son 8(%° anniversaire.

Nous reproduisons également : la proclamation d’Ebert du 26 septembre 1923 à la fin de la résistance passive (3), la proclamation de Hindenburg du 14 mai 1925 en prêtant serment (), traduites par le Journal des Débats, et le discours de Hindenburg au peuple allemand, du 31 décembre 1931, publié par La Victoire.

Le discours du Président Hindenburg à l’anniversaire de la bataille de Tannénberg est traduit ci-dessus et son allocution au Reichstag lors de la prestation du serment, au début de ce chapitre.

Le Président peut-il manifester librement son opinion, ou est-il lié par la politique du gouvernement ? Nous avons déjà rencontré cette question en examinant le rôle du Président dans les relations extérieures (ci-dessus, p. 45). La question a provoqué des débats au Reïchstag à l’occasion de la lettre du Président Hindenburg sur l’expropriation des princes (7). Voici la déclaration du Chancelier Marx faite au Reïchstag à ce sujet :

« Conformément à l’article 51 de la Constitution du Reich, tous les ordres et décisions du Président nécessitent pour leur validité le contreseing. La Constitution parle d’ordres et de dispositions et déclare que leur validité dépend du contreseing. Nous pouvons en déduire qu’elle n’a en vue que les manifestations du Président du Reich que celui-ci prend dans l’exercice immédiat de ses fonctions constitutionnelles de Chef d’Etat, et lesquelles, d’après leur nature, ont besoin d’une exécution. Ces conditions ne se rencontrent pas lors des déclarations personnelles du Président du Reich, qui émet son opinion sans donner des ordres ou prendre des dispositions et, par conséquent, ne sont pasdestinées à intervenir directement dans les affaires. L'interprétation que nous présentons ici a toujours été suivie par la pratique constitutionnelle, La manifestation en question du Président du Reich n’avait pas besoin d’être contresignée.

De plus, je me permets de faire remarquer ce qui suit. D’après l'article 56 C.W., les grandes lignes de la politique sont déterminées

par le Chancelier du Reich qui porte pour cette politique la responsabilité devant le Reichstag. Une expropriation sans indemnité des maisons ayant régné, comme le demande la proposition de loi présentée à la décision populaire a été, par le gouvernement du Reich, déjà plusieurs fois désignée comme incompatible avec les principes d’un Etat de démocratie. Le contenu de la lettre de M. le Président du Reich exprimant la même idée et se rapportant expressément à l'attitude du gouvernement du Reich est donc en accord quant à son contenu avec la politique suivie par moi. Je ne peux aucunement trouver dans la manière d’agir de M. le Président du Reich une méconnaissance de sa situation constitutionnelle. » (Stenographische Berichte, séance 210, p. 7425). Se sont prononcés en sens contraire : Guerard, chef du centre; Koch Weser, chef des démocrates et le chef des social-démocrates, Müller Franken (Sten. Ber., p. 7424 et 7433).

I. Appel du Gouvernement du Reich lors de la révolte Kapp. « Au Peuple allemand !

« Par un coup de main dément, les bâtiments du gouvernement sont tombés entre les mains de rebelles. Aucun parti politique, aucun homme d’esprit supérieur ne se trouve derrière ces événements, tout le monde les désapprouve. Les troupes cantonnées à Dôblitz attendant la démobilisation, notamment celles des Baltiques, ayant suivi cet acte de folie, le gouvernement a quitté Berlin pour éviter une tuerie et pour ménager la vie des troupes régulières de Berlin, inférieures en nombre. Depuis 1914 assez de sang a coulé, cette rébellion se calmera en peu de jours parce qu’elle est impossible en elle-même. Le Gouvernement s’est transporté à Dresde. Tout le monde est tenu à l’obéissance au gouvernement constitutionnel ; lui seul peut donner des ordres et engager des dépenses, tout ordre émanant d’une autre source manque de validité légale.

Les soldats du Reichwehr doivent défendre la Constitution, obéir et servir le Président du Reich et le Gouvernement, le devoir et le droit leur défendent de suivre les officiers parjures.

La dissolution de l’Assemblée Nationale est anticonstitutionnelle.

Le Président de l’Assemblée Nationale est invité à convoquer immédiatement l’Assemblée Nationale. Seul un gouvernement fondé sur la Constitution peut empêcher l’Allemagne de sombrer dans la nuit et dans le sang. Si l’Allemagne est menée d’une révolte à l’autre, elle est perdue ; un gouvernement ne reposant que sur le coup de force de quelques individus n’a pas d’autorité à l’intérieur et à l’extérieur. Le peuple périra de la famine si des désordres nouveaux ruinent l’agriculture et entravent les communications et si disparaît la confiance de l’Etranger que seul un gouvernement constitutionnel peut acquérir ; des dangers extraordinaires menacent à l’extérieur et à l’intérieur si le peuple perd son sang-froid.

TEE

Peuple allemand, unis-toi autour de ton Gouvernement constitutionnel ».

Dresde, le 13 mars 1920.

Le Président du Reich : EBERT.

Le gouvernement du Reich : Bauer, Noske, Giesberts, Müller, Koch, Gessler.

Le Président du Reich a désigné comme hymne national, lors des fêtes de la Constitution, le 11 août 1922 « le chant des Allemands » de Hoffman von Fallersleben, « Deutschland, Deutschland über alles ».

« Unité, Droit et Liberté ! ». Dans le chant du poète, ces trois mots ont exprimé l’espoir de tous les allemands sous l’oppression et la division.

Qu'ils nous accompagnent maintenant sur notre dur chemin vers un avenir meilleur.

Ce chant contre la discorde et l’oppression, les partis ne Noa pas se l’approprier; il ne doit pas devenir le chant de guerre de ceux contre qui il a été dirigé, il ne doit pas exprimer l’exaltation nationaliste. Mais, comme le poète, aimons donc tous aujourd’hui « l’Allemagne au-dessus de tout ».

Pour réaliser les espoirs du poète, le chant de l’Unité du Droit et de la Liberté devient sous nos drapeaux noir, rouge, or, l’expression de nos sentiments patriotiques.

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