‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 15 sur 92 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

PÈRE VALENTIN, BIENVENU, PIERRE, VALENTIN fils.

VAL EN 'fï N f ouvert et franc, arrêtant son pire sur la porte.

Eh bien, qu’est-ce qu’il y a donc? encore du train?

M Lfr PRESSOIR..

Il y a, Valentin, que ton père et le mien veulent nous donner le mauvais exemple ! Mais nous ne le suivrons pas ! Nous nous unirons davantage pour les empêcher de se désunir ; disons-leur bien que nous ne pouvons pas être jaloux l’un de l’autre , et que nous ne serions bons à rien l’un sans l’autre.

PÈRE VALENTIN. * ’

Parlez pour vous ! Quant à mon fils... *

VALENTIN

Mon père , votre fils vous supplie de ne pas démentir son amitié pour Pierre : vous , qui la connaissez , ne me faites pas cette peine-là ! Oubliez-vous ce que je dois de reconnaissance à maître Bienvenu? Après vous, personne n’a été si bon pour moi ! Voyons ! donnez-vous la main , et , croyez-moi , aidez-vous au lieu de vous nuire.

PÈRE VALENTIN

Non , non ! Je m’en vas.

BIENVENU

Eh non! restez. Et toi , dis-nous.... est-ce que c’est fini , que tu reviens?

VALENTIN, les poussant vers le fond.

Fini 1 oh non pas. Tenez , allez-y tous deux. Vos apprentis ont absolument besoin d’une heure de repos ; mais il faut qu’ils promettent de revenir aussitôt après. Noël Plantier les retient encore ; mais la présence de deux maîtres leur imposera davantage. Parlez-leur sérieusement , il le faut.

BIENVENU , mi fond.

Sainte Ursule ! est-ce que ça menace d’échouer au port?

PÈRE VALENTIN } 6ur le seuil.

Allons ! Je vois que vous avez besoin de moi...

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