‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 32 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Une cour rustique , commune aux maisons de maître Bienvenu et de maître Valentin. — Au premier plan, à gauche du spectateur, celle de Bienvenu, blanche, contrevents verts, porte à ornements, petit jardin entouré de treillage vert, pigeonnier au fond, attenant à ladite maison, avec une tonnelle de verdure au bas. Tous les signes de l'aisance et d’une certaine ostentation. — Au premier plao , à droite, la maison du père Valentin, plus pauvre, plus négligée, avec des pampres eu désordre autour de la porte , ayant sur le côté , au fond , en regard du pigeonnier * de Bienvenu , un grossier hangar couvert en chaume, par où l’on va au chantier du père Valentin. — Au fond, règne un petit mur avec une porte charretière, donnant sur le village. La partio du mur qui appartient à Bienvenu est bien crépie et a un chapiteau en tuiles. Celle qui appartient au père Valentin est plus basse, ébréchée et encombrée de bois do travail. La moitié de la cour du côté de Bienvenu est proprement pavée; l'autre moitié est brute et semée de copeaux et de débris. — Devant le jardin de Bienvenu, uq banc peint en vert; devant celle de Valentin , de grosses souches, servant de sièges au besoin. — A l'entrée du hangar, on voit une meule à repasser les gros outils.

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