‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 48 sur 92 · BIENVENU, REINE, SUZANNE · texte numérisé non relu

BIENVENU, REINE, SUZANNE

• NOËL, VALENTIN père et fils, et PIERRE,

Ces derniers sont près de la tonnelle , pour se cacher de lui.

BIENVENU entre par le fond , un panier de vendangeur au bras , et tenant une serpette ouverte , comme s'il continuait à vendanger.

Une filleule si douce , si gentille !... pas un défaut! Un frêne

qui paraissait Sain Comme l’œil! (U vendange par distraction la treille d«

pire vaientin.) Toutes les peines à la fois! Mon fils désolé! mon honneur entaché!... Ils diront que c’est moi qui ai refusé mon consentement, par avarice! Que j’avais employé un mauvais bois par ignorance !

LE PÈRE VALENTIN, le voyant ravager s» treille.

Eh bien, qu’est-ce qu’il fait donc? ma vigne?

VALENTIN, le retenant.

Laissez , laissez , mon père! Ne le dérangez pas encore !

( On continue le bouquet que Reine orne d’un ruban pris sur sa cornette. )

/, * BIENVENU , ii part.

Ah? ils sont là?... ils ne travaillent plus... ils ne me disent rien ! Allons , je comprends! ils y ont renoncé ! tout est perdu! Montrons-nous philosophe... soyons calme 1

(il s’assied sur une souche en jetant sa hotte avec colère. Les autres s approchent et l'entourent doucement. )

REINE , à sa droite, poussée par Suzanne, lui présentant le bouquet tidiidement.

Mon parrain.,.

BIENVENU

Eh bien, quoi? un bouquet? Est-ce que c'est ma fête? une jolie fête , vraiment !

SUZANNE

Mon père, embrassez-la ! on embrasse toujours ceux qui vous apportent les premiers une bonne nouvelle.

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