ACTE III, SCENE III
dire ça en face, que tu as cm que je ne t’aimais plus ! ( Reine dans se* bras loi baise les main».) Allons , allons ! à la bonne heure ! Que ça ne vous arrive plus jamais ! Mais le temps presse ! Il faut se r i jouir... qu’on en ait envie ou non!... Tenez! Je crois qü’ils viennent! Oui! Voilà les violons, les pétards! Diantre!... Plantier, mon garçon, tâche que l’épreuve marche bien. Et toi, Reine, fais les honneurs : car c’est ton avoir, tout ce qui est ici ! c’est ta propriété, c’est ta dot.
PÈRE VALENTIN
Sa dot! Ah?... vous lui donnez toujours
BIENVENU
Tiens ! Ça vous étonne ? Est-ce que ce n’est pas pour l’établir que j’ai cédé cette bâtisse et construit cette machine ?
PÈRE VALENTIN
Alors, vous la mariez toujours avec mon enfant?
BIENVENU
Votre enfant ? Non certes, puisqu’elle l’a refusé, votre enfant ! Croyez-vous que je veuille la tyranniser, cette pauvre fille? Elle aime Noël Plantier? Eh bien, sainte Ursule, elle épousera Noël Plantier ! C’est un bon garçon, un solide ouvrier... Il n’y a pas grand mal, après tout ! Allez, mes enfants, réjouissez-vous, ça me consolera un peu ! ( Il ra vers le fenil. )■
NOËL, à droite.
Ah mais, cette fois, Suzanne...
SUZANNE, qui était remontée et qui rient à lui. '
Tais-toi , voilà le conseil qui entre.
PERE VALENTIN) prenant Reine à l’écart sur le devant du théâtre à gauche pendant l’entrée du conseil.
Comment , ma pauvre petite Reine , tu voulais t’en aller ? Pourquoi ne venais-tu pas à la maison? Je t’aurais garée de là colère de ton parrain 1 Mais Valentin... a
REINE
Valentin? Je ne l’ai pas vu !
PÈRE VALENTIN, à part regagnant 1 a droit*.
L’imbécile! 11 ne sait rienfaire à propos !