‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 71 sur 92 · LE BAILLI · texte numérisé non relu

LE BAILLI

C’est bon, c’est bon...

BIENVENU, passant ju milieu.

Comment, c’est bon? Non! c’est une rédaction d’hypocrite, un tour de son métier!... Mais qu’est-ce que ça prouve, vos paperasses et vos sentences? Admettons (aveo aigreur.), comme dit le charpentier ici présent, que ça soit une œuvre de menuiserie, est-elle belle et bonne? Là est la question! Faites l’épreuve. — Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est que des épreuves et des expertises, messieurs les syndics, quand c’est à moi, à moi, maître Christophe Bienvenu, que vous avez affaire? Suis-je capable de vous tromper? Ai-je besoin de ça, moi? Croyez-vous que j’attende après le salaire? Allons donc! Quand vous voudrez, je vous doleraid’un four banal, moi qui vous parle, et d’une buanderie,... et d’une halle..., et d’un pont..., etd’un clocher... (Regardante père vaicntin arec ironie.) Si vous n’êtes pas satisfaits du vôtre 1 (il descend k

gauche.)

PÈRE V A LENT I N

Allez, allez!... C’est ça ! et d’une cathédrale, et d’un château fort, et d’un port de mer !

bienvenu.

Vous vous moquez, vous? Vous voilà revenu à votre mauvais naturel ?

PÈRE VALENTIN

Il me semble que vous n’avez rien rabattu du vôtre !

NOËL , au milieu.

Allons, mes maîtres... s’il vous plaît! on va lire l’inscription.

LE BAILLI , qui s'est levé pendant la dispute.

Oui, oui ! vous vous disputerez plus tard !

PÈRE V A LE NT IN , arec emph»se.

L’inscription monumentale ? Il faut voir ça ! Qu’est-ce qui l’a rédigée?

NOËL

C’est Pierre Bienvenu.

BIENVENU

Je n’y suis pour rien, je vous le déclare.

Oui, oui, croyez ça !

LE BAILLI, qui a mis $00 lunettes et qui est monté sur l'échelle pour lire l’inscription. Noël lui tient une chandelle.

Silence! (uiit.)«Ce jourd’hui vingt-cinquième jour de septembre, mil sept cent septante et sept, nous, Louis- Antoine Valentin... »

Hein?...

Ah?

BIENVENU

PERE VALENTIN

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