‹ Le pressoirChapitre 14 sur 91 · PÈRE VALENTIN, BIENVENU, PIERRE, VALENTIN FILS · texte numérisé non relu

PÈRE VALENTIN, BIENVENU, PIERRE, VALENTIN FILS

VALENTIN , ouvert et franc, arrêtant son père sur la porte.

Eh bien , qu'est-ce qu'il y a donc? encore du train?

PIERRE

Il y a, Valentin, que ton père et le mien veulent nous donner le mauvais exemple ! Mais nous ne le suivi ons pas ! Nous nous unirons davantage pour les empêcher de se dé-unir ; disons-leur bien que nous ne pouvons pas être jaloux l'un de l'autre , et que nous ne serions bons à rien l'un sans l'autre.

PERE VALENTIN

Parlez pour vous 1 Quant à mon fils...

VAn^ENTIN.

Mon père, votre fils vous supplie de ne pas démentir son amitié pour Pierre : vous , qui la connaissez , ne me faites pas cette peine-là! Oubliez-vous ce que je dois de reconnaissance à maître Bienvenu? Après vous, personne n'a été si bon pour moi 1 Voyons ! donnez-vous la main , et , croyez-moi , aidez-vous au lieu de vous nuire.

Non , non ! Je m'en vas.

BIENVENU

Eh non! restez. Et toi , dis-nous.... est-ce que c'est fini , que tu reviens?

VALENTIN, les poussant vers le fond.

Fini ! oh non pas. Tenez , allez-y tous deux. Vos apprentis ont absolument besoin d'une heure de repos ; mais il faut qu'ils promettent de revenir aussitôt après. Noël Plantier les retient encore ; mais la présence de deux maîtres leur imposera davantage. Parlez-leur sérieusement, il le faut.

BIENVENU, au fond.

Sainte Ursule ! est-ce que ça menace d'échouer au port ?

PÈRE VALENTIN, sur le seuU.

Allons ! Je vois que vous avez besoin de moi...

1, BienTcnUj Pierre, Valentin fils, Valentin père.

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