Suzanne, Bi«nTenu , Reine
liiillc, mon futur gendre Noël Plantier, un gars de haute raine, droit comme une pique, frais comme une rose, souriant comme une demoiselle et braillant comme une trompette!... Hein? ça flatte l'amour-propre, tout ça, et je suis sûr que ça me donne l'air d'un patriarche !
REINE, câline.
Eh bien , et les autres petits soleils?
BIENVENU
Ah! tu as peur que je ne t'oublie, toi, friponne? Ne crains rien , Reine ! D'abord , remarque ce nom que je t'ai donné au baptême! Il n'y a que moi pour les jolis noms! On est le roi des parrains ; on a pour filleule la reine de beauté du village : c'est dans l'ordre!
REINE
Merci, parrain. Je suis contente de mon compliment. Mais il y a encore quelqu'un que vous n'avez pas nommé, et qui, par l'amitié de votre fils et son travail dans vos atehers, devrait être compté dans votre famille.
BIENVENU
Le filsValentin? Certes, ce garçon, depuis qu'il est mon apprenti et qu'il jouit de ma société, est devenu un sujet remarquable. J'en suis fier aussi! Et puis, je me fais un devoir de protéger et d'élever au-dessus de leur condition les amis de mon fils!
SUZANNE
Oh ! sa condition n'est pas différente de la nôtre ; et puis, il a voyagé, lui ; il a appris son état dans les grandes villes !
BIENVENU
Eh bien? et mon fils? Est-ce qui n'ont pas voyagé ensemble?
SUZANNE, regardant Reine.
Oui, mais Valentin vous a un esprit, des manières... On dirait (uelqucfois d'un monsieur !