‹ Le pressoirChapitre 8 sur 91 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

PÈRE VALENTIN

Oui , oui , elle est gentille , et très-douce ! Mais ça ne fait pas trouver des maris, tout ça, à moins qu'on ne veuille marier ensemble dame Famine et monsieur du Regret 1

REINE

Oh ! ne me plaignez pas. Je suis heureuse comme me voilà !

(Elle va porter dans la chambre à droite la veste et le bonnet de son parrain.) PÈRE VALENTIN.

Pourvu que ça dure !

BIENVENU

Eh bien! pourquoi ça ne durerait-il pas?

PÈRE VALENTIN

Parce que vous avez beau être un grand homme , vous êtes aussi mortel que le premier chat venu; et après vous...

BIENVENU

Que savez- vous de mes intentions ?

PÈRE VALENTIN

Ah! si vous avez des intentions!... Si vous l'avez mise sur votre testament, c'est très-joli... très-joU de votre part ! (Reine

rentre et va au fond ranger les deux chaists sur lesquelles elle travaillait.) MaiS

à propos... Qu'est-ce que vous faites donc de mon garçon , qu'il n'est pas rentré cette nuit chez nous? Est-ce que ça n'avance pas, c'te machine ? (Bienvenu se lève et va à gaucbe.) Ça VOUS fàche , qu'on vous demande ça ?

BIENVENU

Pourquoi demander ce que vous savez mieux que moi ? Je parie que vous avez été sur pied toute la nuit , pour voir où en étaient les choses ?

Et vous? vous avez dormi?

niK.NVEM'.

Comme les pierres !

PKRE VALENTIN.

Vous n'êtes donc pas inquiet?

BIENVENU

Inquiet? pourquoi donc ça?

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