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VA LE IV TIN

Pierre, vous mentez!... Tu mens, Pierre, tu sais bien que tu mens !

PIERRE

Je ne sais rien ! Où prendrai-je le respect pour vos paroles , à présent? Qui me rendra la confiance ? Vous avez fait de moi un impie! Je ne crois plus à l'amitié, ni à l'amour, ni à l'honneur... Je doute de Dieu et je ne sais plus rien de moi-même. Je sais que je vous méprise... Voilà tout!

VALENTIN, se contenant .

Pierre, taisez-vous! Cela est peut-être au-dessus de m.es forces !

PIERRE

Allons ! lâche ! Réveille-toi donc ! Qu'est-ce que tu attends pour me rendre la haine que je te porte? Tu soupires comme un hypocrite, ou bien tu hausses les épaules de pitié? — Eh bien...

(Ramassant une hachette de charpentier.) Jc VCUX te faire UUC injurO dOUt

la trace survive à nos deux existences! — (AUant au pressoir.) Voilà ici nos deux noms tracés de ma main. Le voisinage du tien souille celui que m'a donné mon père ; je veux les séparer à jamais. Tiens ! (u frappe rinscription d'un coup de hache.) Voilà l'éternel défi que tes yeux seront condamnés à lire tous les jours de ta vie, et dont tu te chargeras d'expliquer la cause aux enfants qui

naîtront de toi. — (Revenant vers Valentln qui est resté maître de lul.l ) Tu

ne réponds rien? J'espérais te pousser à bout! Mais tu es là tranquille... glacé! Tu ris en toi-même, ou tu trembles! — Eh bien, rampe donc, vipère ! Plie sous la crainte, si ce n'est sous

la honte ! Repens-toi ! ou bien... (Ulèvela hache sur Valentln.) 1. Pierre, 'Valentin.

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