‹ Le prestige de Jean-Jacques Rousseau, souvenirs, documents, anecdotesChapitre 3 sur 49 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

les Confessions de dessins et d'eaux-fortes dont les salons du xviii^ siècle eussent fait leurs délices.

Nous -même, en 1901 et 1905, nous avons publié, sur la comtesse d'Houdetot, deux volumes importants, dont presque toutes les pages sont animées par le souvenir de Rousseau, ce qui, à n'en point douter, a déterminé leur succès. Les dix-huit lettres inédites de Jean-Jacques que renferme notre second volume ont produit une sensation marquée dans le monde philosophique et lettré, et constituent, nous pouvons l'affirmer, ainsi que nous l'a écrit un historien de grand mérite, (( une des plus riches trouvailles de ce temps dans l'ordre intellectuel ».

Fait non moins caractéristique, et qu'expliquent les exigences des programmes universitaires : Depuis quelques années, les éditeurs scolaires rivalisent entre eux dans la publication de morceaux choisis, pris dans les ouvrages du citoyen de Genève, et destinés à l'enfance et à la jeunesse.

Enfin, le Collège de France et la Sorbonne, ainsi que diverses Sociétés de Conférences, rendent hommage à Rousseau sans discontinuer par des cours qui lui sont consacrés, et sont faits par des professeurs émérites. Il y a deux ans, M. Jules Lemaître, malgré ses critiques et ses réserves, n'a abouti qu'à mettre en relief le prestige du philosophe, dont l'œuvre de granit, vainement attaquée depuis un siècle et demi, ne saurait être entamée par les facéties et les jeux de mots d'un sceptique désabusé, qui brûle ce qu'il a adoré, et perd ainsi toute autorité.

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