SCENE PREMIERE
Le père R.OUSSELOT entrant un balai à la main.
Le père Rousselot.
xxeeons! voyons, par où faut-il commencer mon ouvrage ! Eli • mais par arranger cette salle. N'y a-t-il pas ici une assemblée ce soir pour la noce de demain ? Morguenne! comm'ça m'aurait mis en train autrefois une noce !
Air : Il y a cinquante ans et plus.
Comm' le bal me réveillait ,
Quand j'e'tais dans mon jeune âge !
Saraband,e , menuet,
Rien n'abattait {Bis.) mon courage.
Maintenant, les ans m1 dispensent
D'en faire un uouvel essai ;
y laiss' le bal à ceux qui dansent,
Et moi je m'en tiens au balai» (bis.)
Chaque chose à son tems ; j'ai cinquante ans , moi , e£ Mlle Adèle en a vingt : elle a raison de se marier vet je voudrais bien qu'on en pût dire autant de ma fille. C'est trop d'avoir à garder une fille et une-maison.
Air : Ainsi jadis un grand prophète.
Iv.i -il une peine pareille
A celle que je prends ici?
Sur ma fille , il faut que je veille,
Sur la maison je veill,e aussi
]\la foi . (ont ça n'est pas vétille-,
F.t j<? me plains avec raison ;
Jii' n n'est léger comme une fille,
Et pesant comme une maison.