‹ Le prétendu par hazardChapitre 3 sur 21 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Le père R.OUSSELOT entrant un balai à la main.

Le père Rousselot.

xxeeons! voyons, par où faut-il commencer mon ouvrage ! Eli • mais par arranger cette salle. N'y a-t-il pas ici une assemblée ce soir pour la noce de demain ? Morguenne! comm'ça m'aurait mis en train autrefois une noce !

Air : Il y a cinquante ans et plus.

Comm' le bal me réveillait ,

Quand j'e'tais dans mon jeune âge !

Saraband,e , menuet,

Rien n'abattait {Bis.) mon courage.

Maintenant, les ans m1 dispensent

D'en faire un uouvel essai ;

y laiss' le bal à ceux qui dansent,

Et moi je m'en tiens au balai» (bis.)

Chaque chose à son tems ; j'ai cinquante ans , moi , e£ Mlle Adèle en a vingt : elle a raison de se marier vet je voudrais bien qu'on en pût dire autant de ma fille. C'est trop d'avoir à garder une fille et une-maison.

Air : Ainsi jadis un grand prophète.

Iv.i -il une peine pareille

A celle que je prends ici?

Sur ma fille , il faut que je veille,

Sur la maison je veill,e aussi

]\la foi . (ont ça n'est pas vétille-,

F.t j<? me plains avec raison ;

Jii' n n'est léger comme une fille,

Et pesant comme une maison.

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