SCÈNE X
DES RIEUX, un instant seul, puis MADAME DE LORANCEL.
DES RIEUX
Madame de Lorancel? la future de d'Ormusson!... Comment! ce serait elle qui serait là! Décidément l'escarmouche de tout à l'heure a été un peu vive. Aussi, il y a de sa faute : jolie et spirituelle comme elle l'est, elle ne devrait pas tomber, un beau jour, en manière de fusée volante venue on ne sait d'où, chez un garçon comme moi, sans crier gare! Et elle va épouser cet imbécile! Voyons, quelle qu'elle soit, je dois d'abord m'excuser auprès d'elle. Je saurai bien par la suite le nom de la personne à laquelle j'aurai fait des excuses. (ll va ouvrir la porte de la galerie de tableaux.) Madame! madame!
MADAME DE LORANCEL.
Ce monsieur est parti?
DES RIEUX
Oui, madame.
MADAME DE LORANCEL, bas.
Enfin, je puis sortir! (Haut.) Adieu, monsieur!
DES RIEUX
Je vous en supplie, madame, ne vous en allez pas ainsi, sévère et courroucée.
MAD.\.ME DE LORANCEL, se dirigeant vers la porte de sortie.
Ma visite n'a que trop duré pour vous et pour moi.
DES RIEUX, regardant par la fenêtre.
Vous ne pouvez partir... Il pleut abominablement. Tiens, d'Ormusson qui monte la garde dans le café en face! (Bas.) Espion, va!
MADAME DE LORANCEL, s'arrétant brusquement au nom de dX)rmusson.
M. d'Ormusson? Ce monsieur qui était là tout à l'heure?