I. et junj-it sibi. Les rois de .Imlée tenaient à
irts du temple : et vous iMiiivez dire avec
m (/ni asfamus anfe I/oininum. On peut
ie Saba : lieali servi fui qui stunl roraifi
'/ter. Vous êtes les aînés ilc la l'aïuille de Dieu. Tu semper merum es et
■r mffi ftrn sunf. Kntrc les ariiis tout est commun : vos amici mei
'lommes de Dieu, ses ministres, les porlevoix de ses
1 il donne quelque chose à .son peu[ile, c'est par votre
!id le peuple lui donne quelque chose, il le laisse à. votre
~ |onrs, gp/mnirit vng an omni ftn/mln. il vous sépare par la
I amour de prédi-
l'i) iiii'Oii.'iui SOI- 1 iiMiiK- uf la rcM.inr
•t celte reconnni»irera d'entrer dans les dispositions nécessaire» pour protUcr
MessieurR, nous aimerions mieux les entendre sortir <lr la
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lu prcialqui a daigné nous appeler à 1710. L Larttraitèe»t d une grande importance, l® I-^es exemples île Marie
(1) 1^« conférences du P. de Tracy, tome Gide cette nont piraïMeol bien
pratiques; la retraite, de Mvr Villecourl, lotne S-.*, ne 1 ' '».
el de Notre-Seignpiir hii-int'^me nous l'apprennent. La SainleVierge a fait une retraite <le onze ans dans le leinple. Noire-Seigneur a |>assé trente ans dans un Inmible atelier, et il a fait une retraite plus stricte de quarante jours au désert, avant do commencer son apostolat. N'avait-il pas soin de se retirer sur les montagnes durant ses courses apostoliques? Tous les saints se sont formés sur ces deux grands modèles, Jésus et Marie.
Ils ont aimé la retraite, ils auraient voulu y vivre toujours; ils n'en sortaient qu'à regret, et dans le but de déverser sur les Ames les dons qu'ils y avaient puisés, semblablesaux torrents grossis sur les montagnes, ou dans les déserts, qui vont porter partout la lécondité.
Saint Hugues n'aimait-il pas {\ se retirer A la Grande-t^iarlreiise ? Saint Malacbie allait àClairvaux, saint François d'Assise sur le mont Alverne. Saint Charles Morromée se retirait au Calvairequ'il avait fait ériger pour y méditer les souffrances de Notre-Seigncur.
± Tous les évêques la prescrivent à leurs prêtres. Toutes les règles des congrégations l'imposent A leurs membres.
'.V Kn voici la raison. C'est que la retraite nous met en face de Dieu et de nons-mt'mes. A pjfropinanafe Deo.ef appropintjuahit rohis(iAt:. rv. 8). Kl Dieu près de nou.*, c'est la lumière : Accedite ad exim et Hlmninamini. Dieu près de nous, c'est la force A notre volonté infirme ; Si fJeus pro nobis, (/uis confra nos ?'l>icu près de nous, c'est la consolation pour notre coMir \memor fui Dei et de/ectatua sum. Sa lumière dissipe nos obscurités: sa force triomphe de nos fléfaillances; ses consolations nous sèvrent dos plaisirs d'ici-bas. Dès lors la retraite répare le passé. Oh ! >IM., si quelqu'un d'entre vous avait oublié Notre-Scigneur.il le retrouvera ilans la retraite. Les glaces delà tiédeur se fondront au contact du Cœuv brillant de Jésus. La retraite réforme le [)résent : Qui snnrtus est sunctifxcetur ndhuc. La retraite prépare l'avenir. C'est la solitude de Marie au Temple qui a préparé la maternité divine. C'est celle de Jésus (jui a préparé sa mission, (l'est celle des saints qui a préparé leurs grandes onivrcs.
La retraite est nécessaire à tout ce qui veut être grand ; or, nous avons un ciel à gagner, nous avons à nous préparer aux saints ordres, ou aux saints ministères que nous avons interrompus «juelques Jours. Opus grande est. Donc que rien ne vienne nous distraire. Une retraite peut être aécisive pour notre salut. Dans chaque retraite on voit des lévites devenir saints. Décisive pour notre perle: verbum meum non revertetur ad me vacuum ; ci une retraite manquée peut avoir'un contre-coup irréparable dans toute une vie, mètne dans celle d'un jeune prêtre; car il est écrit : Adoli:scem jiucta viam suam etiam cum seniierit non recedet ab éd. Prov. xxu, G. Cette parole du Saint-Esprit se manifeste tous les jours d'une manière plus frappante dans les prêtres que dans les tidèlcs. (juels sont les désordres d'un mmistre infidèle qui s'éteignent avec l'Age ?... Ossa ejus implebuntur ritiis adoleacentiœ ejus et cum eo in pulvere dormient. Jon, xx, 11 ; donc, mes Jriinos confrères, l'espérance de lEglise et des Ames, si vous aviez laissé siMiriiir la ferveur de vos premiers mois de sacerdoce, renovamini sjHi itu mentis vestrœ. Ne tardez pas. En différant, vous augmenteriez la <lifUculté de votre retour à la ferveur. Du reste, pour vous comme pour i<"i mciens, cette retraite peut être la dernière. D'ailleurs une retraite lotale intéresse toutes les paroisses dont vous êtes les pasteurs, tout un se.
1711. IL Dispositions à ij apporter. V. n. 156i. On pourrait à la place des dispositions indiquées ci-dessus, parler i'> de lu sépuj'ation du monde: ij en ■''S, étouffons lu triple concupiscence dans notre cœur. Nos affections -iées, nos petites passions, un chagrin, une aversion, pourraient nous nuiie. In matevofam animam non introibit sapientia. Quant aux occupalions du monde auxquelles nous sommes mêlés par notre ministère, déposons-les, disons aux souvenirs qui nous en viendront, ce qu'Abraham disait à ses serviteurs avant de monter sur la montagne où il voulait offrir un sacrifice : Expectate hic cum asino... postquam adoraverimus, revertemur ad tws. (Gen. xxu, 5).
2) £n paroles, que comme au temps de Clairvaux prœter laborantium