‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 26 sur 416 · I. DES .MARI.\GES .MLS · texte numérisé non relu

I. DES .MARI.\GES .MLS

357. Quand les épouic ne sont pas dans la bonne foi et constiltenl sur la validité de leur mariage, le confesseur doit savoir résoudre leur doute, et leur indiijuer la' manière de revalider leur niariage, sil est nécessaire. Voici donc, d'abord, Ténumération des empêchements dirimants ;

Le dfifaut de consentement , ou un consenlomeut arraché fiar une crainte

f:rave et injuste, en vue d'obliger au mariage. Krror, rondûio. l'erreur sur a personne, ou sur la condition de la per.sonnc, que l'on croit libre quand elle est esclave, annule le mariage aussi bien (pie le vœu solennel de chas-

teté fait dans un ordre religieux, ou en recevant les ordres sacrés.

Le maria f/e est nul entre parents ou alliés en ligne droite indéfiniment. En ligne collatérale, tant de consanguinité (|ue d'aflinité, il est nul jusqu'au (fuatrième deqré, c'est -A-diiT jusqu'aux enfants des issus de cousins-germains inclusivement. Si l'alfinité résultait du crinje et non du mariage, elle anniderait le mariage jusqu'au second degré inclusivement dans les deux lignes. Sed retiuiritur acfus marifalis consuvnnatus intra ras ad inducendani affinitatem. L'empêchement d'honnêteté puhlif/ue nait des liançailles el d'un mariage invalide, consommé ou ncui, pourvu qu'il ne soit pas invaliile par détaut de consentement. S'il provient des liançailles, il dirime le mariage avec les parents de l'autre contractant jusqu'au second degré exclusivement, et jusqu'au «juatrième. inclusivement, sil naît d'im mariage non consommé ou invalide, s'il n'est pas invalide par défaut de consentement. Le mai-iage civil ne produit pas cet eniji^chement.

La parenté spirituelle invalide \t mariage entre le baptisant et le baptisé et les parents du baptisé, entre le parrain choisi pour le baptême ou la con- Jirmalion et lenfant baptisé ou confirmé et ses parents.

La parenté légale nait de l'adoption légale même telle qu'elle existe eu France : elle renrl nul le mariage de l'adoptant avec l'adopté et la femme ou les enfants de l'adopté, el celui de l'atlojité avec l'adoptant et la fennne ou les enfants de l'adoptant, tant qu'ils sont sous la puissance paternelle et que l'adoption n'est pas rompue. Cet en)pèchement ne s'étend pas au delà du premier degré.

(Irimen : L Adulteriunï scienter consummatum cum vera promissicme niatrimonii ah altero acceptnia etiam j)ost crimen. vel cum attentatione matrimonii contrahendi etiam civiliter ante vel post crimen. 2" Homicidium ex communi conspiratione. el intenlione conlrahenrli sallem ab imo habita et manifestata. 3- Itrumque crimen simul, intenlione matrimonii, ab uno habita et alteri manifestata, sed sine promisione matrimonii ante adulterium et sine conspiratione ante machinationem mortis, et etiamsi unus tantum ex adulteris allero inscio homicidium conuniltat, modo adullerium pra'cesserit. Duo crimina, si unumquodque habet conditiones supra indicatas, duo impedimenta inducunt.

La disparité des cultes annule le mariage, entre un chrétien baptisé et un inGdèle.

Le lien d'un premier mariage, qui n'est pas rompu par la mort, rend un second mariage invalide.

REVALIDATIOX DES M\R[AGES 119

Dans les lieux où a él^ publié le décret du concile fie Trente, tout mariage f.,,t .,,„v 1(1 présence du curé et de deux témoins est nul, même plus pro- ' pour les licrt'Iiqncs.

. , ntia verpefua nullum facit matrimonium. %\ pflpnitenles hanc l)ii»>niur in fonlt^ssione et si sunt in bona (ide,relinquendi siml in ea; si non, ab invicein se séparent quoad torum salteni, sed regulariter consulendus epist'opus.

Le ravisseur ne peut se marier validement avec la personne qu'il a enlevée, en vue de rontracter mariage, tant qu'elle est en son pouvoir. Enfin fi's mariages peuvent être nuls par suite de la nullité de la dispense d'un '•rhement qu'on a obtenue de Rome, ou par suite d'un nouvel empèche- • r^ontraclé après la demande de la dispense. Voici sur ce sujet les cas ! ]ues : 1- si l'on n'a pas fait connaître dans la demande la nature et >' des empêchements diriinants, si l'on a pas mentionnés les empêcliiMiieuts prohibants, <'oninie le vœu de chasteté, ni le degré exact de la parrnlé ou de l'alTmité. En ligne collatérale, si l'un est au premier degré et rautic au st^innd, la dispense ne serait pas valide. si on demandait dispense pour le s(^ I ni lir.'i-,' sans es{iliquer cette circonstance; il faut même déclarer si l'épouse tiitme est au premier degré ; 2" si lun des futurs époijx. ayant obtenu la dispense d'un empêchement d'affinité, tombe encore dans le péché avec un autre jiarenl de l'autre contractant, il encourt un nouvel empêchement. 11 en serait autrement, s'il tombait avec le même que la première fois. 'Xj^. xManière de revalider an mariage. — S'il est nul par défaut de consentement d'un des époux, celui (pii d'une manière occulte n'a pas consenti d'abord et qui sest soumis aux charges du mariage est censé avoir consenti suffisamment, et il n'est pas tenu dédire à l'autre de renouveler son consentement, nisi forte ad vautelam, si facile id fieri possit. Imo non tfnftur renovare suum proprium consensum. Il en serait autrement si le défaut de consentement n'était pas occulte. (Gury, Casus contcientiœ, n. 1(>66.) Si ni l'un ni l'autre n'ont consenti, tous deux doivent renouveler leur consentement, sans qu'il soit nécessaire de le faire devant le curé et les témoins, si déjA cela a été fait.

Si le mariage est nul par suite d'un empêchement secret, il n'est pas nécessaire de se présenter devant le curé et les témoins; il suffit que les époux se séparent au moins quoad torum. en attendant qu'on obtienne la dispense. La dispense obtenue, ils renouvellent tous deux leur consentement, et le mariagf est valide. Si un seul connaît l'empêrhement. il peut dire j\ l'autre, une fois la dispense obtenue : Je n'ai pas donné un vrai consentement quand nous nous sommes mariés, renouvelons tous les deux notre consentement ; Je suis inquiet sur la validité de notre mariage, renouvelons notre •ut. Si la [K'rsonne tpii ronnalt l'empêchement craignait de sediffa- ;• son conjoint la quitter plut<M «pie de renouveler son consenlit demander la dispense in radire ; et, si on ne pouvait l'ob- 1111 . .11. |.w.n iait se dispenser de faire renouveler son consentement à l'autre ■artie. d'après une opinion probable. (Gury, n. 8%.) s; r.i..i.<''cheuient est [mblic de sa nature, comme celui de la parenté, il lire de se présenter devant le curé et les témoins pour lever le |iie l'empt'^rhpmpnt .soit c(»nnu ou non ; mais s'il fst i-onnu, ils doi- '••nrlant ladispensc.se séparer d'habitation: et s'il n'est pas connu, ■n quand torum sullit ; toile revalidalion devant le curé peut être '■ment si les époux [tassent pour légitimeuienl unis. et aussi avec la Il de l'Kvêque rlans certains autres cas. où il y a une raison grave l>as la rendre publique, pourvu quon puisse faire cesser auti'ement le ..lie.

Si l'un des é[)oux refuse de se présenter h l'église, le curé et ins

j. cuvent se rendre chez lui; s'il refuse encore, il peut se faire r- .à

l'église par procureur. S'il ne veut pas même se faire représenter m cjiire une lettre qui exprime son consentement et son acceptation d'une telle pour il faut recourir h la dispense in radice. On n ' t^ue ce r.d les deux parties, ignorant t«»utea deux l'euij , il y n

iiH raison urgente de ne pas leur faire connaître la nullité .i. i.ui mariage.

120 RÈGLEMENT POUR LES SCRUPULEUX. FORMULàlRE

Ordinairement dans les ras de ce genre, laissons dans la bonne foi ceux qui y vivent, c'est le nioven de s épargner les plus graves dilliciiMés.

11 importe fort pour la réhabilitai ion du mariage de proliler du temps des missions et d'écrire aussif»M à révnjue pour obtenir les dispenses voulues.

L'évi'ipie peut en elTet dispenser des empêchements dirimants urgente nécessita te. surtout ime fois le mariage ronlraeté. 11 peut in nrticiilo mortis dis|ienser de tous les em[)écheinenls de droit ecclésiastique, môme de voto solemniy diaconos et sofemniter professas, sed non sarerdotes. 11 ne peut pas non [dus dispenser abu's du It degré d'aHinité en ligne droite e.r rojmld liritd. Dans le doute sur la validité d'un ninv'ui^o.nrœsitmitur recte factum. I^a revalidation pid)lii]ue doit être inscrite dans le registre public du mariage, la revalidation secrète devant le curé doit être inscrite dans un registre secret ; si elle n'est pas faite devant le prêtre et les témoins on ne linséril pas.

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