‹ Le prêtre de NémiChapitre 54 sur 104 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

que toi, on ne Ta jamais tout entier. T'obéir me suffit. Seulement, ce que j'ai de toi, je veux l'avoir seule... seule, n'est-ce pas? Je suis jalouse, voistu!

ANTISTIUS

L'homme veut se tailler dans l'infini une zone qui ne soit qu'à lui. La femme veut dans l'homme une part qui ne soit qu'à elle. L'indulgence infinie plane sur toute chose. L'œuvre était si difficile ! D'une masse compacte d'égoïsmes, extraire une somme considérable de d' vouement. Et dire que le monde y réussit !

GARMENTA.

N'éprouves-tu pas toi-même quelquefois certains retours? Le soir, quand tes yeux se ferment sur l'image de ce lac et de ces forêts, ne regrettes-tu pas ta vie d'homme sacrifiée, ta part virile abolie? Où trouveras-tu la récompense de tout cela?

ANTISTIUS

Je l'ignore et ne veux pas le savoir. J'ai servi

ai LE PRÊTRE DE NEMl.

le bien, voilà tout ce dont je suis sûr. Cette seule idée rend l'homme divin ; elle l'inspire, elle met l'infmi en lui.

CARHENTA.

1 une récompense. N'est-il pas juste is aussi la nôtre? L'homme a i'assu-

faire. La faible femme a pour réiourjre de l'homme. Est-ce trop ? Je

ce que tu voudras; mais tu m'en est-ce pas?

C t U s , dépoHDt ou boiier >ut un fnKit.

le devoir et le martyre, je t'aime.

CARHENTA.

dispose de moi, è. la vie et à, la mort, a sibylle ne quittera jamais sa robe i tout ce que t'inspireront l'amour térêt du Latium.

!s de noir, que j'augure dans l'avenir, idra, au nom de la raison, soulever

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