‹ Le prêtre de NémiChapitre 67 sur 104 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

demain, par condescendance pour la foule, des rites qui n'ont rien de blâmable en eux-mêmes et que Tusage a consacrés.

■ Ântistius fait un signe d'assentiment. — Moment de silence. — Tous deux se tournent yers le lac, et entendent la conversation suivante qui io. t de l'antre de la Sibylle.

Quand les maîtres n'y sont pas, les valets prennent leur place. Dans les moments de désarroi, le portier de l'antre de la Sibylle fait l'intérim.

(Une femme se présente.) Que VeUX-tU?

PORCIA

Je viens consulter la déesse pour savoir si l'enfant que je porte sera un garçon ou une fille.

GANEO, i part.

Si je dis que je ne sais pas, je suis perdu de réputation. Après tout, si je dis au hasard, il y a une demichance pour que je tombe juste. Dans le premier cas, j'aurai une récompense. Dans le second cas, personne n'y pensera plus. La chose ne s'éclaircira que dans quelques mois, et, d'ici là... Allons, exécutons- nous. (Tout haut) Ce sera une fille.

PORCIA

Puissance admirable des dieux pour découvrir ce qui est obscur! Reçois cette offrande, ministre des dieux, en retour du service que tu m'as rendu.

Leporinus se présente i son tour.

GANEO.

Ahl c'est toi, Leporinus. Tu vois bien, mon pauvre ami, que notre établissement ne marche guère. Le siècle tourne d'une façon que je ne puis comprendre. J'ai connu les prêtres, les sibylles d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui, ma foil je ne sais ce que c'est... je n'y suis plus. — Mais je connais assez bien les procédés du lieu. Dis-moi ton affaire. Que veux-tu?

LEPORINUS.

La bataille est imminente. Il va falloir marcher. Je voudrais savoir si je serai tué dans la bataille.

GANEO.

Je te le dirai. Ce n'est pas difficile. 11 n'est nul besoin des dieux pour cela^

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