ACTE QUATRIÈME
METIUS
Les dieux se servent quelquefois, pour venger leur cause, de singuliers instruments. Après tout, cela les regarde.
Liberalis et Voltiaius sortent précipitamment. — Metius, resté seul.
Les choses humaines commencent à rentrer dans l'ordre. Le monde va se reposer dans son lit naturel, qui est le crime. Plaisante illusion de ces fanatiques badauds, qui croient qu'on peut se passer de violence, mener les choses humaines par la raison, traiter le peuple comme un être raisonnable. Le monde vit de crimes heureux.
Au moment difficile, ils ne savent rien obtenir du peuple. Ils gouvernent au nom de mandataires dont ils n'ont pas le mandat, de masses qu'ils se contentent de suivre. Leur armée n'est pas avec eux. Vont-ils seulement pouvoir sauver Antistius?