‹ Le prêtre et ses détracteurs [microforme]Chapitre 35 sur 51 · LE PRÊTRE ET LA DÎME · texte numérisé non relu

LE PRÊTRE ET LA DÎME

Mous voici rendus à un sujet que

nous aimons à traiter devant

2 ceux qui n'ont pas de préjugés

et qui ne veulent pas manger du prêtre à tout prix.

Les méchants veulent vous éloigner

. du prêtre et vous le faire mépriser, en

vous prenant par un point qui est le faible

d'un grand nombre des enfants d'Adam :

la bourse.

Examinons avec calme la question.

Le prêtre a-t-il droit à la dîme qu'il perçoit ?

Le mot dîme veut dire ici non seulement la dîme des grains, mais tout ce qu'on doit payer au prêtre, que cela s'appelle dîme, support, capitation, supplément— c'est tout une même chose :

“ Droits et dimes tu paieras à l'Eglise fidèlement.”

Je n'ai pas l'intention de répondre longuement à cette question, Le prêtre a été placé par Jésus-Christ à la tête des paroisses. [l est un être nécessaire à la société et à la religion. C'est Dieu qui l'a voulu ainsi. S'il est nécessaire, il a droit à la vie. Or, comment s’y prendrat-il pour vivre au milieu de la société ?— va-t-il gagner sa vie par lui-même ? va-t-il se jeter dans le commerce? dans les entreprises industrielles ? passer des contrats?

Je vois une légion de boucliers se lever contre lui, s'il ose faire cela : on veut em-

ET LA DIME pêcher une pauvre religieuse de coudre ou de tricoter, que ne ferait-on pas si un prêtre se mêlait de commercer ? Ceux qui crient tant contre la dîme, seraient les premiers à dire : Monsieur le Curé, vous nous faites une “ concurrence désastreuse, —quand ils ont dit ce mot-là, tout est dit—-vous êtes seul, vous vivez économiquement, n'étant pas obligé de ondre À vous plier aux exigences sociales comme prêtre nous, il nous est impossible de lutter un contre un; tenez, croyez-men, restez dans votre presbytère et nous allons vous faire vivre, vous serez plus libre de vos mouvements et pourrez à votre aise vous occuper du salut de nos âmes qui vous ont été confiées par Dieu.— Voilà ce que l'on dirait.

D'ailleurs, supposez un prêtre laissant son magasin ou son bureau d’affaires pour aller confesser un malade ou baptiser un enfant |

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