ET LES CANAEIENS DES ÉTATS-UNIS
que jamais la reconnaissance de ceux que votre dévouement aura arrachés à l'américanisme ne vous élèvera un monument plus durable que celui que l’admiration pour votre zèle a élevé dans les cœurs de vos compatriotes de la province de Québec.
Vous m'excuserez, très chers confrères qui lisez ces lignes, de faire votre éloge,
mais je tenais à dissiper auprès de nos :
chers habitants et artisans, les quelques appréhensions que la mauvaise foi ou l'ignorance ont soulevées contre vous.
Et vous, chers compatriotes qui vivez sur la terre étrangère, rappelez-vous que c’est le prêtre qui a sauvé vos ancêtres et que c'est le prêtre qui vous sauvera ; attachezvous donc à lui, groupez-vous autour de sa personne pour former un rampart inaccessible aux flèches lancées contre vous par l'indifférence religieuse.
Vous savez que la dîme ne se répartit
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pas chez vous comme en Canada, mais, là comme ici, les lois du bon Dieu sont les mêmes ; là comme ici, il faut des prétres et des autels pour offrir le saint sacrifice de la messe, c'est-à-dire des églises et des presbytères. Que vous ayez une terre en Canada ou que vous n'en ayez pas, il faut entretenir le prêtre qui vous dessert là-bas ; si vous ne faites pas cela, vous n'êtes pas dignes de porter le beau titre de Canadiens catholiques. Sous la direction du prêtre, continuez à vous bâtir de grandes églises, de belles écoles, de bons presbytères, et les américains étonnés vous respecteront et diront tout haut: Quels hommes de foi et de sacrifice que ces canadiens!!!
Je termine en vous prémunissant, mes chers habitants et artisans, contre ceux qui viennent vous dire en hochant la tête:
Ah! ces prêtres des Etats !— Vous répondrez: Ces prêtres des Etats sont ceux
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